NATURE DE L*HOMM£ GOM PARÉE
central; Tarbre ou la plante le rejette par les branehes, les feuilles et les fruits, et la terre le rejette par les évaporations t^restres.
593. — L'air qui entre frais dans le corps de l'homme, de l'animal, de la plante et de la terre, sort de tous ces corps dans un autre état; il est vicié, corrompu, et a besoin d'être aussitôt envoyé au loin pour s'échanger.
S'il restait seulement une heure sur la surface de la terre sans mouvement et sans déplacement, Tair ainsi corrompu empoisonnerait tous les êtres à Tinstant même.
Comment s'éloigne-t-il? et comment esl-il remplacé subitement par un autre air frais? C'est précisément par reflfet du mouvement violent et perpétuel de la terre autour de son axe, et par son passage dans les pores innombrables de Tatmosphère.
594. — Cuvier dit qu'après l'expiration la plus forte, il y a encore de 100 à 60 pouces d'air dans le poumon.
Godwîn prétend, lui, qu'après l'expiration la plus forte possible, il reste encore 1786 centimètres cubes d'air dans le poumon. Thompson a trouvé que le corps humain, qui aspire à chaque fois 655 cenlimètres cubes d'air, a 28,800 aspirations par jour et porterait 13,100 centimètres cubes par minute dans le poumon, ou 786 décimètres cubes par heure, ou 18>864 décimètres, ou 24 kilogrammes par jour.
D'après cette dernière indication, qui est le terme moyen le plus probable, il est évident que la race humaine, composée d'un milliard d^individus sur la superficie de la terre, aspire à elle seule vingt-^juatre milliards de kilogrammes d'air par jour.
595* -^ Si la race de Thomaie, à elle seule, aspire 24 milliards de kilogrammes d'air frais par jour, en comptant couame terme moyen (1) cette consommation, les 80,000 races
(-1) Ce terme moyen est irês-miniihe, ear une grandef partie des ani-
d'iiDinMLQX à poumms, mant 9ur le globe» consôtninâéottt en aspirations, pour cette partie du r^ne animât saulemeiit, 1,920,000,000,000,000 (un million neuf cent vingt mitlè milliards de kilogrammes) d'air frais par jour.
Le règne végétal en consomme beaucoup, plas; mais pour rester dans le minimum » nous nous bornons à lui accorder le même chiffre de 1,920,000 milltards.
La terre, les fleuves, le sable, les cavernes» etc., en absorbent au moins autant que les deox règnes animal et végétal ensemble, c'est-à-dire 3^840,000 milliards par jwir» ce sera donc 7»680f000 milliards pour la totalité.
Le règne animal et le règne végétal en rendent immédiate* ment, par expiration, les cinq huitièmes; admettons une égale r^titution immédiate de la terre et des eaux. Mais touies ces restitutions sont d'une nature altérée; on échange Tairusé, corrompu, contre l'air frais; la conséquence est que ces cinq huitièmes font 4,800,000 nailliards de kilogrammes d'air corrompu, usé, que la terre rend par jour à l'atmosphère, pour ie compte des êtres qu'elle fait vivre; elle lui rend aussi les autres trois huitièmes , mais ceux-ci passent sous d'autres formes, pour reparaître en résultats différents ; ils sont convertis en vapeurs et augmentés d'autres gaz qui entrent dans les phénomènes étrangers au simple échange de l'air.
596. — Le résultat du calcul ^i précède est «m minimum, et concerne seulement ie rapport de l'homme avec la terre, iesaoimauxy les plan^^et les minéraux, dont l'aspiratiofi et respiration ont éié particulièrement te sujet de ce chapitre.
Nous n'avons compté ni avec la chaleur, ni avec la glace^ ni avec les océans, ni avec les évaporalions des cadavres qui sont sur 1^ surfaee du globe, m avec les gaz artificiels émanés desproduils de l'industrie, ni avec les nûaiimes des milliers
maux aspirent 4, 8 et même dix fois plus que Thomme; tels sont les chevaux , les bœufs, les chameaux, le lion, Télé^bant, la baleine, etc.
NATURE DE LflOMMl COMPAR££.
de marais putrides, et nous resterons encore bien au-dessous de la réalité si nous admettons que, pour neutraliser les miasmes de ces diverses émanations, la terre doit recevoir au moins autant d'air frais que les trois règnes ensemble; donc, ajoutons encore 7,680,000 milliards de kilogrammes qui feront leur échaiige imâiédiat conti^ la putréfaetton tocaie de la surface du gh>be, et dans ce oan, il résaMera paar nous, que Tair corrompu que la terre rend journellement à l'atmosphère est de 15,360,000 milliards de kilogrammes.
On conçoit que, si cette <}uantité de miasmes restait une heure seulement stationnaire sur la première couche, en contaet avec la terre, le genre humain périrait immédiatement empoisonné.
597. — Maïs le Créateur n'a pas pennis que la matière restât stationnaire une seule minute. Tout doit marcher sans interruption; et, éans cette ararche même, il s^opète un grand travail au profit de tons les éires , de manière que knit est si bien ecmibiné, si bien calculé, que les masses des émanations, qui seraient mortelles à l'humanité si elles restaient stationnaires, deviennent une source de vie, de santé et de puissance par Teffet de leur propre mouvement. Ce mouvement invisible, comme la matière elle-même, est l'origine de la force la plus pttîssaate de l'univers.
Noos allons, dans les chapitres suivants, exfriiquer Tofiganisation et les effets de ces matières, et, dans un chapitre particulier, nous les traiterons dans leur spécialité, en prenant pour base leur formation et pour ouvrier de cette formation l'homme même, ce qui nous donnera l'occasion de faire le compte courant de l'homme directement avec la terre et avec les astres.