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CHAPITRE IV

Conmitloii du fita^telllte de la Terre et TruwtM tetérleor

SoMHAiRi. — Gouche liquide et p&teuso; ses premières conséquences, 56.

— Pourquoi la lune n'a pas d'atmosphère , 57. — DisUnce de la lune à la terre justifiée, 58. — Feu intérieur, son action, 59. — Causes des grands cataclysmes , 60. — Conséquences pour la lune de la perte de son atmosphère, 61. — Condensation de la masse lunaire, 62. — Raison des hautes montagnes et des grands volcans de la lune , 63.

— Marées de la lune, 64. — Nature de l'atmosphère lunaire, 65. — Absence d'êtres vivants; fin de la première Journée, 66.

56. — Par le tableau qui précède, nous voyons que le rétrécissement de notre globe a été plus rapide au commencement, lorsque les molécules étaient fraicbes, molles, et qu'à

FORiMATION DE LA LUxNE. 35

mesure que le temps s'est écoulé, ce durcissement est devenu plus lent, quoiqu'il s'opérât avec l'amalgamation de nouvelles matières fraîches, qui s'ajoutèrent peu à peu, comme on l'a vu, dans l'espace dé 240 siècles, à la siJrface et dans les pores de l'intérieur. C'est dans cet espace de temps que se sont réunies les molécules formant un ensemble de 7,200,000 lieues de circonférence. Arrivé à cette quantité, le travail intérieur divisa les matières par l'action du feu, jusqu'au point de transmettre à la surface, et presque tout autour du cercle extérieur, la partie pâteuse et la plus liquide de ces substances ; cette matière, rejetée à la surface, devient dorénavant un rempart pour empêcher l'entrée à toute autre matière nouvelle; aussi les molécules qui se sont accumulées à la cinquième période durent rester à part pour former une couche particulière.

57. — Pendant la durée du contact de ces molécules et de leur rotation avec la totalité de la masse, dans le cours de 60 siècles, le cercle extérieur, c'est-à-dire les 1,068,480 lieues de molécules en circonférence, qui ont formé le satellite, subit nécessairement lui-même la loi du rétrécissement proportionnel ; dans cette action, ce cercle perdit la quintessence de son propre gaz, que le grand corps attira en lui-même; c'est par cette raison que la lune n'a plus, ou qu'il lui reste très-peu d'atmosphère ; elle l'a perdue en faveur de la terre, et elle dépendra constamment de cette planète, par une conséquence de l'affinité du gaz qu'elle lui a cédé dans cette combinaison primitive.

58. — Les calculs de l'astronomie ont prouvé que la lune se trouve actuellement éloignée de la terre de 95,000 lieues; cette donnée est précisément en rapport avec les chiffres de notre tableau, qui montrent que les molécules dernières arrivées pour former ce satellite, s'étaient fixées sur un cercle de démarcation qui devait les séparer de la masse de notre

planète, lorsque celte masse avait environ 600,000 lieues de circonférence.

La quantité de molécules formant un cercle de 600,000 lieues de circonférence, à la fin de 240 siècles, doit avoir été réduite à 500,000, soixante siècles plus tard, à Tépoquede la séparation du satellite; notre calcul est donc exact, car la distance du centre à la circonférence extérieure, d'après les calculs du cercle , suivant le rapport d'Archimède, 7: 22, ou celui d'Adrien Métius, 113 : 355, ou encore celui des astronomes 1 : 3,14059..., serait toujours approchant de95,000 lieues.

59. — Nous avons parcouru les phases de réduction qui se sont produites dans une série de 300 siècles, et nous avons vu l'énorme quantité de 7,200,000 lieues de matières se condenser en une simple masse de 600,000 lieues.

Cette pression s'est effectuée, non-seulement par la perpétuelle rotation du corps sur lui-même, mais plus encore par le rétrécissement opéré dans la masse, en conséquence de l'attraction et de Faction des feux intérieurs.

Ces feux intérieurs constitués par l'effet de la compression, agissent sur mille points différents ; par leur action , toutes les molécules se décomposent, leurs matières se séparent, et les éléments homogènes s'unissent entre eux dans l'acte même de leur décomposition.

Les vides ou cavités, formés partout dans l'intérieur, résultat de ce grand travail de décomposition, de rétrécissement et de classement, se remplissent par la chute de nouvelles matières superposées qui tombent dans le foyer du feu.

60. — Cette opération perpétuelle forme constamment de nouvelles cavernes, qui à leur tour s'affaissent, portant, par les éboulements qui s'effectuent, la matière fraîche de l'extérieur sur la masse incandescente de l'intérieur.

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