‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 101 sur 168 · CHANGEMENT DASPECT DE LA SURFACE DU GLOBE · texte numérisé non relu

CHANGEMENT DASPECT DE LA SURFACE DU GLOBE

509. — De manière que l’aride ou le découvert, qui se montrait encore en un seul bloc au cinquième jour, et qui n’avait, pendant l’intervalle ou l’aurore du sixième, que des crevasses plus ou moins larges, ouvertes aux cataclysmes précédents, a éprouvé, dans le cataclysme du déluge universel, la séparation complète, du moins à la surface, d’un grand nombre de parties par l’éloignement des fragments, dont les crevasses annonçaient une prochaine dislocation.

Cette séparation violente a repoussé, à diverses distances, ces portions de l’aride, qui ne formaient auparavant qu’une seule masse, et qui dorénavant paraîtront en former plusieurs, toujours rattachées par la base ou posées, pour ainsi dire, sur le même piédestal, mais eiî masses isolées, suivant leur étendue, soit en continents, soit en îles.

Digiti.

Celle séparation présente un changement complet sur la surface du globe terrestre.

510. — La plus grande, la plus longue et la plus importante crevasse se trouvait du nord au sud; elle était bien visible et déjà large à l’aurore du sixième jour; elle n’empêchait pas la communication des peuples d’un côté à l’autre. Cette crevasse aura été peut-être d’une demi-lieue de largeur; elle divisait la terre presqu’ à moitié dans la direction indiquée. On pouvait pressentir qu’une séparation était immanquable; que la masse la plus grande resterait à sa place, en raison de sa pesanteur, et que la masse la moins lourde serait repoussée à une distance assez éloignée pour établir un équilibre proportionnel.

51 1 . — La masse la plus forte était à l’est, et elle y est restée.

Nous ne savons pas de quel nom on appelait, à l’aurore du sixième jour, le continent de cette masse ; après Noé, on l’appela, comme de nos jours, l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

La grosse masse partielle, dont la crevasse s'étendait du nord au sud de l’aride, était à l’ouest, et dans l’écartement violent qu’elle a subi, sa surface s’est portée plus à l’ouest encore; cette masse forma elle-même un grand continent, que nous appelons aujourd’hui l’Amérique.

512. — Les différentes îles qu’on remarque sur l’étendue des vastes océans ont été également l’eflet de cette violente séparation, et chacune d’elles a dû s’arrêter où nous les voyons maintenant, car c’était le terme de la force centrifuge qui les mouvait, et qui était la conséquence de l’opération du rétrécissement que l’intérieur du globe éprouvait dans cette catastrophe solennelle.

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