Nous entendons faire abstraction complète de tout
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croisement des races, c’est un fait secondaire dans laqueslion; notre objet est de saisir le point de départ, et de découvrir le premier arrivé de chaque espèce.
Le penseur qui s’est le plus approché de la vérité dans la recherche de cetle source de la création est, à notre avis, le célèbre Harvey, quand il a dit : « Tout ce qui vit vient d’un œuf. » ( Omne vivurn ex ovo). Cet aphorisme s’est en grande partie déjà confirmé par l’élude des métamorphoses. Seulement on demandera ; D’où est venu cet œuf?
562. — Nous avons indiqué, au commencement de cet ouvrage (n*5 7, 8, 9, 10, 12, 13, 14), la matière dont les êtres sont composés depuis l’homme jusqu’à la plante, depuis les êtres vivants jusqu’à la terre brute ; cette matière est vitale, c’est-à-dire qu’elle a en elle le principe de vie; par conséquent, puisqu’elle est pleine de vie, comme c’est indubitable, elle n’a besoin pour se développer que d’une occasion favorable.
Au n° 19, nous avons catégoriquement expliqué ce qui concerne la matière et le travail de formation des êtres.
Toutes les fois donc que celte matière vitale est arrivée sur notre terre en forme de molécules, et quelle y a trouvé, indépendamment de la chaleur, des principes homogènes à sa nature, elle s’est développée en prenant un accroissement plus ou moins rapide (1).
Ainsi, un atôme provenant d'une molécule émanée d’un autre astre, et ayant le principe du blé, a formé un épi de blé. Un autre atome ayant le principe vital d’un insecte quelconque, a produit de même un insecte avec les formes de son espèce.