NATURE DE LHOMME COMPAREE
mal, car l’homme n’a que deux actes qui dépendent de sa volonté : manger et engendrer; iout le reste se fait chez lui naturellement, comme chez tout autre animal.
590. — Dans le végétal, le rapprochement des sexes n'est pas un acte volontaire, il se fait irrésistiblement. L'application du pollen de l'organe mâle à l’organe femelle est la conséquence forcée et mécanique de la disposition des parties, et en outre le plus grand nombre des végétaux sont hermaphrodites, c’est-à-dire portent dans une même fleur les deux sexes : ces deux sexes sont généralement disposés, l’un par rapport à l’autre,' de manière que le pollen tombe mécaniquement sur le stigmate de l’organe femelle.
591. — La nourriture est en proportion de la taille : l’animal la reçoit eu objets solides et liquides; la plante la reçoit des corps humides, gazeux et vaporeux : les uns et les autres aspirent l’air.
L’air aide à la décomposition des substances dans le corps de l’animal, comme dans L’intérieur du végétal et dans le sein de la terre; c’est pourquoi l’analyse des cendres ou des éléments d’une plante, ou, comme on l’a vu (575), d’un homme, donne des .acides, des sels, des alcalis, de la potasse, de la soude, de la magnésie, de l’oxyde de fer, de l’albumine, etc.
L’homme, l’animal, la plante, la terre, la mer, en remuant constamment, émettent des évaporations sales, mauvaises et pernicieuses : l’air s’en charge; il en fait l’analyse, il en rejette une partie au dehors de notre atmosphère et nous rend, à nous, l’autre partie transformée et bonifiée par l’amalgamation d’atômes frais, arrivés, pour notre bien-être général, d’autres sources, de'mille points divers de l’espace, qui est réellement son grand laboratoire.
Si nos atômes individuels, notre haleine, montent dans les régions supérieures, et si nous respirons l’air et les atômes qui nous viennent de la même source, il est évident que nous
avons par là une liaison invisible avee les régions les plus lointaines du ciel; donc nous avons, individuellement et proportionnellement avec les astres ou les corps célestes, les mêmes rapports de liaison électrique et physique qu'a la terre avec les autres planètes et son soleil, car la terre renvoie à la même source et reçoit de la même origine l’air et les atômes.
l'aih comme aliment.
592. — L’air est le premier aliment pour la terre elle-même, comme pour l’homme, comme pour les animaux et les végétaux; ■chacun en absorbe en proportion de sa taille; chacun en lire le principe de son activité; de cette activité ressort le mouvement perpétuel et relatif, ou la vitalité.
Quand même il n’y aurait pas d’autres motifs, la terre devrait tourner avec la rapidité que nous lui connaissons pour solliciter l’épurement de l’air, et, en forçant le passage par les pores de l’atmosphère, renouveler la masse d’air nécessaire à l'alimentation de tous les êtres qui l’habitent.
Comment serait-il possible de renouveler l’air, si la masse totale du globe ne l’épurait pas par la rapidité de ses évolulutions? Comme un éventail rapidement agité change l’air autour de notre visage, ainsi la terre roule rapidement pour changer l’air autour de la sphère terrestre.
L’homme avale plus d’air que de tonte autre matière; il en avale continuellement et il le convertit en sa propre substance.
Dans l'homme et dans les animaux de toutes espèces l’air entre par la respiration, travaille par la digestion, et sort par la transpiration et par les voies inférieures.
Dans le végétal et dans la terre, l’air entre par l’absoption; il fonctionne dans la plante en aidant à ses développements; il agit dans la terre par rafraîchissement en faveur du feu