‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 127 sur 168 · L’homme, pendant sa vie, a en lui-même le mov · texte numérisé non relu

L’homme, pendant sa vie, a en lui-même le mov

vement perpétuel : c’est le battement de son cœur et la circulation de son sang, opérations pour lesquelles il n’a rien à faire direçtement; il suffit qu’il prenne sa nourriture et qu’il laisse partir le superflu par ses évacuations journalières.

Notre planète, c’est-à-dire la terre, ne fait pas davantage par elle-même ; elle reçoit l’air frais et les rayons du soleil, et émane le superflu de ses vapeurs. Cette simple combinaison (qui est en rapport identique avec ce qui se fait dans l’homme) alimente son feu central, et suffit pour la tenir purifiée et pour exercer son mouvement perpétuel, comme s’exercent le battement du cœur et la circulation du sang dans l’homme.

Mais comme l’homme est un grain de sable en comparaison de la terre, son mouvement perpétuel cesse avec là petite durée de sa vie, qui peut être d’un siècle; de même la terre, qui est aussi un grain de sable en comparaison de tout l’univers, aura une durée proportionnelle qui sera peut-être de 50,000 siècles, et encore cette longue vie n’est qu’un point dans l’éternité.

602 — Mais quelle est la loi qui fait exercer, dansl’homme, le mouvement perpétuel du battement du cœur et de la circulation du sang ?

La voici, cette loi : elle est déterminée par la respiration, c’est-à-dire l’aspiration de l’air et l’expiration de son haleine. L’homme aspire l’air frais et expire l’air corrompu; de là l’entrée et la sortie de l’air de son corps; la rencontre de ces deux airs provoque le combat indiqué par Newton. C'est ce combat qui s’opère jour et nuit, continuellement, qui entretient le battement du cœur et la circulation du sang, en un mot, qui entretient sa vie, ou mieux, son mouvement perpétuel durant sa vie.

L’opération est précisément la même pour la terre ; seulement la terre opérant sur une échelle grandiose, le combat est plus violent dans la rencontre des deux airs, ou de cas

doux vapeurs, ou de ces deux gaz, tandis que chez l’homme, où l’opération se produit sur une très-petite échelle, la rencontre de l'air qu’il aspire et de l’haleine qu’il expire est presque insensible, mais l’effet est identiquement le même, puisque cet échange, ou ce combat, est la loi qui entretient ses forces centrales, sa motion, sa force centripète et centrifuge, en un mot, sa vitalité.

603. — Il est donc prouvé, comme Newton l’a indiqué, que les mouvements des astres procèdent purement du combat ou du juste balancement des forces.

Or, si nous trouvons que le mouvement et le juste balancement des forces, c’est-à-dire le battement du cœur et la circulation du sang, sont pour l’homme ce qu’est pour les astres le mouvement des planètes sur leur axe, il est évident que, pour l’homme comme pour les astres, le même principe, la même loi, agit d’une manière parfaitement identique.

604. — Maintenant il importe de savoir d’où dérive cette loi dans la nature. Comme c’est une combinaison forcée, irrésistible, une fatale nécessité et une conséquence tout à la fois, nous allons l’expliquer en prenant pour base toujours l'homme, qui est le plus à notre portée pour éclaircir notre pensée.

L’homme est forcé de respirer; quand il dort ou quand il veille, quand il marche ou quand il reste tranquille, jour et nuit, toujours il respire. Or, nous avons vu (n“ 594) qu’il aspire dans les 24 heures 24 kilogrammes d'air frais, lesquels s’échangent contre 24 kilogrammes d’air corrompu qui sort de son corps ; ce qui fait en lui et pour lui seid, un mouvement d’action de 48 kilogrammes de vapeurs par jour.

L’homme ne peut pas éviter ce travail, qui se fait en luimême sans qu’il s’en aperçoive, bien que ce soit ce travail qui le maintient vivant.

Si l'homme est forcé de recevoir et de donner 48 kilogrammes d’air par jour qui entrent dans son corps et en sortent sans qu'il ait à s’en occuper par aucun effort de sa personne, c’est que l’air lui-même est force' de seconder ce travail; si l'air est forcé d’entretenir ce travail dans l’homme, la raison en est que la masse des atômes de l’air dans l’espace est tellement considérable, qu’elle est soumise, par la force de sa quantité, à être pressée et à voltiger perpétuellement; dans cette action, chaque atôme s'introduit nécessairement là où un autre atôme lui fait une place en sortant.

Si les atômes de l'air sortis de l’homme sont repoussés à des régions lointaines, toujours pour faire place à d’autres atômes qui, impérieusement, viennent s’installer à leur place, ils doivent finir par arriver à un point où ils seront sollicités à s’unir.

Or, comme la totalité des atômes se trouve soumise à l’impulsion de la terre, nous allons en retrouver le nombre dans l’article suivant.

605. — Les atômes d’évaporation de la terre provenant de l’homme, comme ceux de tout le règne animal, végétal et minéral, en un mot, tout l’air corrompu s’éloignant forcément du globe, s'élève à chaque 24 heures, comme nous l’avons vu (n“ 595. 596), au minimum de 15,360,000 milliards de kilogrammes.

Cet air corrompu s’échange instantanément avec une égale quantité de 15,360,000 milliards de kilos d’air frais, ce qui produit un mouvement forcé et journalier, sur la surface du globe, de 30,720,000 milliards de kilogrammes par jour.

Cette masse de molécules est forcée d’opérer en se renouvelant journellement autour de la terre; en s’éloignant elle doit faire graduellement place à des atômes nouveaux en égale quantité; à l’instant même de leur départ de la surface de la terre, ces atômes forcent le déplacement d’autres

atomes qui, en ligne directe, verticale ou oblique, se trouvent sur leur passage, lesquels, à leur tour, forcent le déplacement des alômes plus voisins, et ceux-ci celui des plus lointains, et ainsi en avant jusqu’aux régions les plus reculées, marchant de couche en couche à travers l'espace de toutes les régions célestes, qui, par ces passages des atômes de bas en haut et de haut en bas, sont continuellement agitées et travaillées.

Or, par la raison qu’il y a des milliers de millions de planètes égales à la nôtre, ou plus grandes que notre globe, et que chacune fonctionnant de la même manière émet, en proportion de sa grandeur, ses émanations superflues, pour une partie desquelles elle reçoit en échange des alômes purifiés, la motion est forcément perpétuelle.

606. — Hans ce mouvement irrésistible, les molécules, forcées de sortir des corps (des planètes ou des individus), sont attirées vers le soleil de chaque constellation, ainsi que nous l'avons déjà mentionné.

Comme ces molécules grossières subissent l’attraction de l’astre solaire, de même les molécules purifiées, fines, subissent l’attraction de la terre ; celles-ci sont attirées dans le corps de la planète et des hommes, des animaux ou des plantes, comme les premières sont attirées vers le soleil; l’échange est une fatale nécessité : de là, le combat, le juste balancement, la force de pression et la loi de gravitation des corps en général.

607. — Sur une petite échelle, l’homme, par l’expiration et l’aspiration, a le battement du cœur et la circulation du sang.

Sur une plus grande échelle, la terre éprouve le même effet par ses émanations et ses attractions. Pour l’un et pour l’autre la cause et les effets sont identiques; la cause, c’est l’air, et les effets sont la reproduction de l’air ; le moyen est

le combat ou la nécessité de l’échange ; cette nécessité s’étend sur tous les êtres du firmament.

Les mille millions d'astres et de planètes sdht assujettis, par leurs émanations et leurs attractions, à reposer sur cette organisation matérielle des molécules toujours en mouvement: la quantité infinie de ces atêmee entraîne la force de la pesanteur; l’océan compacte de cette matière offre l’appui sur lequel reposent les corps ; ces corps doivent suivre la loi d’évolution qui est propre au mouvement des atômes.

Il faut donc reconnaître que ces fluides, toujours en mouvement, toujours combattant, forment, en raison de leurprodigieuse quantité, la loi du balancement pour l’équilibre des forces, etque ces forces réunies sont, par une combinaison d’une sublime perfection, le principe de la gravitation universelle, la loi de la pesanteur et du mouvement perpétuel.

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