‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 131 sur 168 · COMPTE COURANT DE LHOMME · texte numérisé non relu

COMPTE COURANT DE LHOMME

12,216,387,500,000,000 litres d’urine; ce liquide serait assez abondant pour couvrir d’une épaisseur de 20 pieds (6 à 7 mètres) toute la superficie de la terre, ou pour remplir les bassins des mers Méditerranée (1) et Adriatique.

620. — Mais l’homme pris à part n’est qu’un individu d’une seule race.

Considérons maintenant qu’il existe 300,000 races d’animaux, sur lesquelles au moins 80 mille contribuent exactement pour la même quantité que la race humaine, soit en matières solides, soit en matières liquides identiques.

Il faut donc multiplier au minimum 80,000 lois le chiffre déjà énorme du compte qui concerne l’espèce humaine, pour arriver à voir la quantité fournie à la terre depuis le déluge universel, seulement par une partie, mais la partie la plus forte du règne animal.

En outre, le règne végétal a fourni, en matières plus solides encore, une quantité bien plus grande.

L’addition des matières totales du règne animal et végétal présente un chiffre presque incalculable, et il est certain que ce poids prodigieux est entré dans la terre.

Notre but ayant été seulement de démontrer la quantité qui regarde l’homme, nous ne faisons qu’indiquer, comme un aperçu en passant, le reste du règne animal , qui a contribué dans l’état vivant à ces masses de matières.

621. — Malgré celle masse énorme qui entre constamment dans la terre, elle ne nous présente nulle part aucune augmentation de volume, ni même des renflements de terrains.

(1) La mer Méditerranée est sept fois plus étendue que la surface de la France; elle reçoit l’eau de l’Océan souterrainement en outre des 9 fleuves qui vont s’y perdre. Ilalley a calculé qu’il s’évapore de cette mer dans un jour d’eté 5,280 raillions de tonneaux d’eau. Ainsi notre calcul des évaporations est très-modéré.

On se demande donc où sont allées toutes ces matières? que sont-elles devenues?

La dissolution des corps exige du lemps pour pouvoir s'évaporer; en attendant, le dépôt de tous les jours augmente et l’on ne voit nulle part l’effet de l’augmentation.

Ici éclate la preuve évidente de ce grand travail perpétuel que la loi de la nature impose à tous les êtres vivant sur la terre et dans la terre.

Pour les êtres individuels, la dissolution de leurs corps au sein de la terre est la reconstitution de corps nouveaux, opérée sous d’autres formes, par le travail caché à nos yeux, mais activement suivi dans la terre.

A cette sixième époque, la dissolution des corps et de leurs produits se transforme au profit plus spécial du règne végétal, et au profit des émanations destinées aux régions supérieures.

Mais avant d’arriver à cet emploi distinct, il fallait que la terre ou le globe employât, pour son compte particulier, tous les corps qui s’ensevelissaient dans son intérieur, et cela pour le besoin de sa formation, afin d’endurcir la planète et de former ces mille qualités de minéraux que nous avons signalées en détaillant le travail intérieur des jours passés.

622. — Nous l'avons suivi, ce travail, nous l’avons suivi pas à pas depuis le premier jour du grand assemblage des molécules, indiqué au commencement de cet ouvrage; mais tout en suivant avec admiration le progrès de la consolidation du globe, nous n’avions pas peut-être aperçu la source certaine des molécules, ni les nécessités de leur emploi; il fallait traverser les siècles peu à peu, un jour après l’autre , jusqu’au terme de la création, pour vérifier les détails des formations et la source de la matière. Il fallait arriver jusqu’au règne animal , puis à celui de l’homme, afin qu’il nous expliquât par son intelligence comment les anneaux de la

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