‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 156 sur 168 · I.ES INONDATIONS DD NIL · texte numérisé non relu

I.ES INONDATIONS DD NIL

On se demande, depuis nombre de siècles, d’où vient le Nil, ce bienfaiteur de l’Égyple, en quel lieu est située la source de ce fleuve. Les opinions à ce sujet ont été partagées; mais les plus reçues sont celles qui placent la source du Nil dans les montagnes de la Lune situées dans l’Afrique centrale, précisément sous l’équateur.

On appuie cette conjecture sur la quantité de neigé qui s’accumule dans ces montagnes et qui se fond à l’époque où le soleil, se trouvant en ligne directe, dissout, par l’action de ses rayons perpendiculaires, les masses de neige qui s’y sont accumulées pendant l’hivei*.

A notre avis, cette fonte de neiges pourrait bien n’ôtre qu’un subside pour le Nil, et un subside bien faible en raison de la quantité des eaux qu’il porte avec lui et qu’il dépose sur le delta d’Égypte.

Notre opinion est que la plus grande partie des eaux du Nil lui viennent souterrainement des lacs qui existent dans les cavernes sous le plateau africain.

Notre opinion se fonde sur plusieurs considérations :

1" L’Afrique a subi, dans le dernier cataclysme, un soulèvement considérable, ce qui a produit des cavernes assez grandes à l’intérieur; 2“ tous les plateaux du Sahara, du Soudan, etc., étant aujourd’hui privés de fleuves, quoiqu’il dût en exister' autrefois à l’extérieur, attestent aussi que leurs eaux ont été abaissées et fonctionnent souterrainement en parcourant les cavernes; 3“ ces cavernes étant en relation avec l’Océan, doivent, à des époques déterminées, subir alternativement des crues et des baisses par suite de leur communication avec les eaux de l’Océan; par conséquent, lorsque la planète se trouve dans la position astronomique du lion, c’est-à-dire au mois de juillet de chaque année, les ouvertures souterraines se présentent en face de l’Océan, qui pèse sur ces ouvertures, y pénètre en remplissant toutes les cavités, les vides et les cavernes que l’eau peut rencontrer. Toutes les cavités se trouvant ainsi surabondamment remplies, sont forcées de se dégorger à leur tour du côté opposé ; c’est alors que s’opère la sortie de leurs eaux, qui, se répandant à l’extérieur, se portent dans le grand lit qui leur fait face, et leur passage donne lieu aux cataractes et à l’énorme inondation du Nil.

NOTES

Ce phénomène a donc pour cause un mouvement de la planète, et non un simple dégel de neiges qui pourrait, s’il était la seule cause de ce merveilleux effet, avoir manqué plus d'une fois; tandis qu’il n’y a pas d’exemple que l’inondation ait fait défaut une seule année depuis le déluge de Noé, ainsi qu’il est attesté par Mœris, qui vivait 20 siècles avant Jésus-Christ, par Moïse, par Hérodote, et par tous les historiens.

Note C. — N» 87 , page 51.

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