‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 25 sur 168 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Suite du Règne de l'Itau.

Sommaire . — Végétaux et animaux créés par l’eau, 94. — Travail dos zoopbytes, bancs sous-marins , roches, Iles, etc., 95. — Effets de leur engloutissement , 96. — Espace occupé par l’eau & la surface du globe. 97. — Proportion des êtres occupant le globe , ordre d’apparition , 98.

— Caractère primitif de l’eau , 99. — Inaction de l'atmosphère , 100.

— Nécessité de la pluie, 101. — Époque de son apparition, 102. — Ses effets, 103. — Accroissement progressif delà pluie, 104. — Bienfaits particuliers de l’eau, 105. — Son action à travers la terre, 100. — Observations relatives aux principes de l’eau, 107. — L’eau considérée comme aliment, 108. — Différence de qualité de l'eau primitive comparée à celle de nos jours, 109, 110, 111. — Qualité de l'eau comme baromètre de la fin de notre sixième époque, 112.

94. — Il se forme sous les eaux des plantes ayant un tronc et des fibres, et semblables, pas conséquent, à celles que

rées de leur élément et exposées à l’air, changent complètement de règne et deviennent des minéraux.

« Il y a, dit de Maillet, des forêts d’arbres sous la mer, et une pro- » digicuse quantité de champignons à branches ou à doigts. Les habi- « lanls de la Guadeloupe se servent de ce végétal marin pour faire de « la chaux ; on voit ces plantes croître assez vite et renaître de leur « Irone. » — Voulait-il indiquer les polypes ,f

•>(* DEIX1ÈME ÉPuyiJK.

nous voyous sur lu terre. Mais les piaules n’ont pu se former que bien plus lard, lorsque les détritus engendrés dans l’eau eurent déposé un engrais de nature à alimenter et entretenir la sève de pareilles productions. Au commencement, la fange boueuse qui nageait dans les eaux ne pouvait produire que des plantes encore mal déterminées, de ces plantes singulières, qui de végétal se convertissent en minéral.

Par la même raison, les animaux qui se formaient alors sur ce terrain boueux étaient aussi d’une nature indécise, et paraissaient participer plutôt de la pierre que de l’animal.

Ces espèces d’êtres ont été les premiers créés par l’eau , conjointement avec les coquilles, et comme l’étendue de la circonférence était relativement très-considérable, ces sortes de productions se sont multipliées d’une manière prodigieuse.

Ces animaux-pierres, les plus simples de la nature, qui ne possèdent ni cerveaux, ni moelle épinière, ni organes de respiration, ni vaisseaux destinés à la circulation des fluides; ces animaux, qui n’ont qu’une seule ouverture servant à la fois de bouche et d’anus; qui se nourrissent, comme les plantes , par la succion et l’absorption des matières qui approchent de leur canal alimentaire; ces animaux , en apparence insignifiants, ont toujours été et sont encore les plus nombreux dans la nature, et c’est à leur influence que l’on doit la consolidation des minéraux et de la croûte solide qui entoure le globe terrestre.

Cette espèce animale, généralement appelée la grande famille des polypes, a été divisée parles naturalistes en plusieurs classes, dont les principales sont les zoophytes (animaux-plantes), les zooliihes (animaux-pierres); les coraux sont une branche dominante de ces derniers.

95. — Ces petits êtres , ces produits qui semblent les plus ténus, les plus fragiles, et auxquels on ne fait presque nulle

SUITE Uli HÈUNE DE L’EAU.

attention , ont joué cependant, comme nous venons de l'indiquer, le plus grand rôle dans la formation du globe; rien ne prouve mieux la vérité de cet adage : 1 ’tmion fait la force; car c’est l’union de ces petits êtres, en apparence si futiles, qui a produit les bancs et les rochers contre lesquels les mers ont dit reculer. Ainsi l’eau , ce puissant élément, a trouvé le plus terrible envahisseur de son domaine dans les groupes de ces animalcules auxquels elle a donné la vie.

Ces petits animaux ont formé des bancs qui , par la suite des siècles , sont devenus des îles et des continents, et il en surgit encore de nos jours au milieu des mers, qui ont souvent la même origine (1).

Plusieurs de ces îles formées par les polypes ont été soulevées ensuite par l’action des volcans au milieu des océans; lorsqu’elles se trouvèrent au-dessus des eaux , l’action des

(■I) Cette année, on lisait dans un journal de Paris, te Siècle du 10 janvier 1858 :

«Un fait curieux qui intéresse la science et la navigation vient d’élre signalé. Le détroit de Torrès, situe dans l’Océan équinoxial, entre la Nouvelle-Hollande et la Papousie, a été de tout temps d’une navigation difficile, à cause des nombreux îlots qui la parsèment; mais des passages profonds et indiqués sur les cartes permettaient aux plus gros navires de traverser ce bras de mer en naviguant avec soin. Des travaux hydrographiques récents, exécutés par ordre de l’amirauté anglaise, viennent de faire connaître que ces passages étaient envahis par des excroissances madréporiques qui rendent désormais la navigation du détroit impraticable pour les navires d’un fort tonnage.

« Les polypes calcaires de celle mer croissent avec une telle puissance qu’on a calculé que si leur développement suit toujours la même toi, le détroit de Torrès pourra, .dans vingt ans environ, être intercepté sur plusieurs points dans toute sa largeur. Il a 100 kilomètres de long sur une largeur très-variable, et qui est, dans certains endroits, de 5 kilomètres seulement. En 1606, époque où il fut découvert, le détroit de Torrès ne comprenait que 26 îlots; aujourd’hui il en a plus de 180, sans compter ceux que les travaux récemment exécutés par l’administration ont permis de reconnaître. »

polypes dut cesser, car iis ne peuvent ni vivre, ni Iravailler en dehors de leur élément. Cependant, après quelques siècles, ces îles ont présenté à leur surface une belle végétation de toute sorte de plantes et une population variée d'animaux compatibles avec le climat, l’homme sanvage y compris, ainsi que l’ont prouvé les découvertes des voyageurs.

96. — Aux époques primordiales, où les éltott lemen ts étaient fréquents comme les cataclysmes, ces bancs n’avaient pas le temps dose former complètement; ils étaient engloutis, avant d’être consolidés, dans les gouffres de l’intérieur incandescent, auquel ils apportaient précisément , avec leurs acides et leurs principes caustiques, homogènes à ceux du règne minéral, un auxiliaire indispensable à la formation des pierres et des minéraux en général, ainsique nécessaire à la séparation et à la purification de certaines classes de ce règne important.

97. — Mais ce n’est pas tout: l’eau est la mère de bien d’autres produits qui , à leur tour, deviennent puissants et influent grandement sur les événements du globe (1). Pour avoir une idée exacte de leur importance, il faut examiner la position que l’eau a prise autour du globe et la division de son règne par le classement des races auxquelles elle a donné la vie.

L’eau embrassait, depuis le commencement, les neuf dixièmes de la surface du globe (au moment où notre satellite s'est détaché); ce domaine immense à l’époque où le globe était vingt fois plus grand dans sa circonférence qu’il ne l’est au-

M) Les êtres et les objets qui ont pris naissance dans l’eau, savoir : tes os des animaux, les arbres , les cailloux, les sables, etc., ont été transportés par les courants en mille endroits ; ils ont rempli le lit des rivières et rendu des continents entiers arides et inhabitables ; exemple, le Sahara : ils ont rempli de même les cratères des volcans et causé des cataclysmes qui ont bouleversé la terre sens dessus dessous; ils ont formé des bancs et obstrué les passages de la navigation : ils ont comblé des ports, couvert des villes et des villages, etc.

(iiwk*!

lUiül'U

jgqbe fO»V-

-ru it v«: i>* • te-

>, *A' JW

<?M9|ivwsU a«) Mfk.. ■? - Il

de. mtr-vif* il'éti > »k*fi ► •' -vrtd wirfw^p wufc- «»f. h.ir ta* cela e)y «ses i -•

** * .*••• > •uni; 41a éircoti: Vt>m • n *it «•

» <- * .«• ,• I MU n:'‘lüU:.il. :!•!- . « I--

«jo**rfe • «i; m^umîs ta atirf.u • U;- h 1 ut- é?ri->

»iiw« *î«« WU. d.i ( 11 i>! -U»., ♦'!'«:•:'•••■»' »»•»••* •>* tu

0?- .■r‘.-*ii: 1 ■ :•• -»t I>;' ' t; ■■ ,

•laj* 1,-e Ja — - nnflB • •-• ■ »♦?•»«•. «•

. ;»r.* IV - • ' 1. ? i*1! . • ,î( ' *V •• :

tir lY«ï ■■■r ijtK f'rv iy ■■■ ç ïh rs- 4W.-« » -•

A»! •«!» <riyf» V»r. .3f . . fclyye

rtOUlVM • . ' • )

tendue réfattve tft t'i-y- <.t: ovtij-: pu

Page 1