LE GÉNIE DE LA NATURE
Je crus voir, dans l’éclat de sa riche parure, Apparaître à mes yeux le Dieu de la nature ;
Dans ses traits doux et fiers une mâle beauté Semblait joindre la grâce à la sévérité;
Son front touchait le ciel, ses pieds foulaient la terre, Ses accents ressemblaient à la voix du tonnerre;
Mille astres éclataient sur son front radieux,
La foudre dans scs mains et l’éclair dans ses yeux ; Douze signes ornaient sa ceinture flottante.
Au tissu varié de sa robe éclatante
Les sept rayons d’iris prodiguaient leurs couleurs;
Sous ses pieds les gazons se tapissaient de fleurs.
Il ordonnait : les eaux s’échappaient de leurs sources; Le tonnerre grondait, les vents prenaient leurs courses Autour de lui , le Temps , sous mille aspects nouveaux Achevait, renversait, reprenait ses travaux;
Les débris s’animaient , la mort était féconde , lît la destruction renouvelait le monde.
Dbulle.