‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 31 sur 168 · Ainsi, nous voyons des poissons qui font de ces · texte numérisé non relu

Ainsi, nous voyons des poissons qui font de ces

molécules leur nourriture spéciale et qui, imprégnés de cet aliment, donnent des signes de l’électricité ramassée dans leurs corps vivants; dans ce genre sont la torpille, la gymnote et le malaptérure.

la torpille (1) a son organe électrique sur les côtés du cou; la gymnote au-dessous de la queue, et le malaptérure autour du corps entier; mais chez tous il est d’une nature à peu près semblable; à l'œil nu on le prendrait pour un morceau de lard; à l’aide d'une forte loupe, on reconnaît qu’il est composé d’un nombre considérable de petites cellules, toutes uniformes, que circonscrit une membrane très serrée, trèsrésistante, et que remplit uri liquide gélatino-albumineux.

122. — Si le genre Torpilles, comme le genre Sèches, absorbe une partie, spécialement choisie par leur espèce, de ces matières électriques, il en reste donc une autre partie

(■I) La torpille, poisson du genre des raies; son corps, complètement lisse, est aplati et presque circulaire; elle a beaucoup de ressemblance pour la forme générale avec une petite raie.

* L’espace situé entre les nageoires pectorales, la tète et les bran- « chies , est rempli de chaque côté par un appareil singulier formé de « petits tubes membraneux serrés les uns contre les autres, subdivi- « ses par des cloisons horizontales ou petites cellules remplies de mu-

* cosités, et animés par une grande quantité de nerfs. C’est dans cet « appareil que réside la puissance que possède la torpille d’imprimer « une commotion soudaine aux corps qui s’approchent d’elle ou qui la « touchent avec la main ou môme avec un b&ton, et de les paralyser.

* Les torpilles donnent, par le même moyen, la mort aux poissons et « aux animaux dont elles font leur nourriture. > ( M. Douillet.)

La commotion que l’on reçoit lorsqu’on louche une torpille est semblable à celle que cause la bouteille de Leyde, ou tout autre corps fortement électrisé.

La gymnote a un corps cylindrique et très-allongé; elle a la faculté de donner des secousses encore plus fortes, et elle peut engourdir même à distance les autres animaux. Lorsqu’on la touche à deux mains, la commotion devient si forte, qu'elle peut renverser un homme.

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