‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 32 sur 168 · FIS DE RÈGNE DE IE.U. 7.Î · texte numérisé non relu

FIS DE RÈGNE DE IE.U. 7.Î

dont les molécules ne sont convenables ni à l’une ni à l’autre de ces races de poissons; et pour employer ce que ceux-ci rebutent, il a surgi, dans l’ordre des coquilles, une race toute particulière qui s’en empare et forme une nouvelle classe dont l’électricité, moins forte mais plus lumineuse , ressort même en dehors de leurs carapaces, et présente, en certaines occasions, des phosphorescences sur une grande étendue des mers.

Un phénomène de ce genre vient d’être publié tout récemment et nous en donnons le détail en note (1).

123. — Ces molécules électriques, avec les mélanges putrides provenant des décompositions des cadavres, engendrent aussi des insectes et des animalcules spéciaux d’un nombre considérable , et on les voit fréquemment dans les mers et dans les lacs; leur quantité est énorme; souvent les capitaines voyageant la nuit voient, sur une. distance de plusieurs lieues, la mer blanche comme du lait; ce sont les corps de ces vers à la surface de l’eau qui produisent ces phénomènes.

124. — Les volcans sous-marins, par leurs éruptions instantanées, causent la mort immédiate de myriades de poissons; la décomposition de ces masses de cadavres produit une putréfaction qui engendre une intinité de ces vers et forme en outre toute sorte d’aliments aux autres animaux sous-marins; la matière électrique est donc énormément abondante dans toutes ses subdivisions.

125. — Ces détails tendent à démontrer ces grandes lois de la nature : que toute décomposition d’un corps se ramifie en résultats différents; que chaque subdivision a son emploi et que tout emploi nouveau tient à un changement de constitution dans les corps; que tout changement dans un organe

(t) Note F, à la fin du volume.

fondamental entraine des inodiiications dans les autres organes pour conserver l’harmonie, mais qu’en même temps un caractère spècial détermine chaque être en particulier; enlin que la Providence a voulu, par la formation de nouvelles races dans l’eau, faire absorber les détritus séparés des cadavres, afin d'empêcher que leurs miasmes, qui se seraient sans cela trop accumulés, corrompissent entièrement les eaux: sans cette prévoyance, le monde n’aurait pu durer.

Nous verrons dans le règne animal combien de fois une race de poissons aurait déjà suffi pour envahir tous les bassins des mers; eu attendant, retournons à notre seconde époque, en continuant notre élude sur le règne de l'eau.

l’eau et l’éther.

126. — Quelles que soient les altérations que l’eau a subies dans le cours des siècles, son règne aura toujours rendu les plus grands services à tous les êtres appelés à passer par ce globe; si ces êtres ont été les instruments d’altération de ses qualités, s’ils ont été assez ingrats pour en changer la nature, l'eau n’aura pas moins été constamment appropriée à leurs besoins.

Quelle sublime conception que celle do la formation de l’eau! Indépendamment des usages auxquels elle sert, l’eau, par l’une de ses propriétés, inspire encore une profonde réflexion, car elle nous donne l’idée d’étudier et la clef pour comprendre la nature de cet autre élément que nous ne pouvons ni toucher, ni voir; cet élément qui remplit les espaces, que nous appelons X éther, faute de savoir son vrai nom, qui soutient les énormes poids des globes et des astres du firmament avec la même facilité que l’equ soutient sur sa surface tous les vaisseaux du monde, sans paraître en aùcune manière fléchir sous leurs masses.

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