L’eau, diaphane comme l’éther du ciel, ne diffère
F I M DU RÈGVE'.DE l’EAC.
de celui-ci que pac la différence considérable de son poids, l’eau pesant 2,600 fois plus que l’étber, et 900 fois plus que l’air. L’eau a cet avantage sur l’air que chaque goutte d’abord isolée s’incorpore et s’amalgame avec une autre goutte dès l’instant quelle la touche et compose un ensemble uniforme et élastique précisément comme l’éther.
L’éther étant un fluide infiniment plus subtil, a l’avantage d’une force proportionnelle 2,600 fois plus énergique que celle de l’ean. ">
Une analogie bien marquée entre l’eau et l’éther résulté encore de l’aptitude de l’un et de l’autre à ouvrir ses pores à tout objet plus lourd, à lui donner passage et à se refermer sur lui sans qu’il paraisse le moindre dérangement à leur étal précédent. . -
128. — Ici vient se placer une réflexion : Si l’eau engendre et entretient tant d’êtres aquatiques , pourquoi l’éther n’engendrerait-il pas également des êtres homogènes à sa nature?;
Nous avons vu qu’il y a entre l’eau et l’éther analogie de forme, d’élasticité et de ténacité; nous avons vu aussi que la différence est de 2,600 fois dans la subtilité de ces deux éléments, en sorte que, relativement, les êtres habitant dans l’éther seraient 2,600 fois plus subtils que les habitants de l’eau.
Comme tout ce qui existe dans l’univers est animé, il n’y a aucun doute que l’éther ne soit le séjour de certains êtres que notre vue trop grossière ne peut distinguer, et que nos. télescopes mêmes ne peuvent saisir. D’ailleurs, comme ce fluide que nous appelons l’éther ne commence qu'au delà de notre atmosphère, nous ne le connaissons pas dans sa véritable pureté. , . ■ ,
Cependant, puisqu’il en filtre continuellement quelques parties à travers notre atmosphère, il ne sera pas impossible de parvenir, avec des instruments plus perfectionnés, à trouver un jour la solution de ce problème.
Mais nous ne voulons pas nous éloigner de nos recherches sur la création terrestre; restons donc dans le règne de l'eau.
AFFINITÉ ET COMBAT DE l’eAU AVEC LAIE ET LE FEU.
129. — L’eau, comme nous l’avons indiqué, a été originairement le fruit de la décomposition des molécules de l’air; ces deux éléments, qui, séparés, semblent deux ennemis, ont eu la même origine, et conservent dans leur sein le feu qui a été l’instrument de leur séparation.
130. — Si le feu s’empare de quelque objet terrestre, l’air non -seulement active l’incendie, mais l’encourage et augmente la destruction; pour l’arrêter, pour le comprimer, on a recours à l’eau, qui l’étouffe et l'anéantit.
Dans une bourrasque sur mer, c’est encore l’air qui, par ses mouvements, cherche à détruire ce que l’eau protège sur sa surface; les navires qui y périssent doivent leur perle au combat de ces deux éléments entre eux, lutte d’une violence qui parfois surpasse l’imagination humaine.
Il est donc évident que ces trois éléments primitifs, l’air, l’eau et le feu, séparés, agissent en bien et en mal avec une énergie extraordinaire sur les destinées des êtres, tandis qu’unis et ne formant qu’un seul corps, ils entretiennent la vitalité et constituent la force qui soutient l’univers.
131. — Le second jour ou la seconde époque, qui dura au minimum 300 siècles comme la première époque, finit également par un cataclysme qui engloutit toute la partie découverte de la terre ; cette partie était à l’est , et ouvrait les cratères de ses nouveaux volcans vers le sud; c’est vers ce point que sera tournée, pour la troisième époque, la partie découverte du plateau de la terre, tandis que l’est, le nord et l’ouest de la sphère seront couverts par les eaux.
ou
Lie sa puissance immortelle Tout parle, tout nous instruit;
Le jour au jour la révèle,