‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 46 sur 168 · H K USE MINERAL · texte numérisé non relu

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quième jour, comme ceux-ci étaient beaucoup moins grands que ceux du quatrième jour, ou de la quatrième époque, et ainsi de suite en rétrogradant.

209. — Les combats de la terre, conséquence de ses convulsions intérieures, quoique affaiblis , ne sont pas terminés; le principe reste et se maintiendra toujours; c’est une condition de l’existence vitale, également transmise à l’homme, qui, depuis sa naissance jusqu'à sa mort , est en proie aux combats de son propre tempérament; ce qui cause plus ou moins son bonheur ou son malheur sur la terre.

210. — Tout combat on toute convulsion qui agite la terre, soit dans son intérieur, soit sur sa surface, se réfléchit immanquablement sur le règne animal et végétal , surtout dans les lieux ou à proximité des lieux où un événement de celte nature surgit. L’homme, qui est l’être le plus sensible du règne animal, en souffre le plus; mais la terre, en mère affectueuse, n’a jamais manqué de donner l’alarme, comme si elle voulait prévenir du danger et laisser à l’homme le temps de. se garantir contre les violences du règne minéral. Ainsi les éruptions des volcans n’arrivent jamais sans qu’auparavant elles soient annoncées par des bruits souterrains, ou par l'apparition delà fumée qui sort des crevasses du cratère ou des entrailles de la terre; de même un tremblement de terre, destiné à ébranler , sinon à les engloutir , des villes, villages ou terri loi res en tiers, n’arrive jamais sans être précédé de quelques bruits souterrains et souvent renouvelés, auxquels succèdent de petites secousses avant-coureurs de la grande qui sera la destruction; aussi l’homme, s’il prend ses mesures au premier avertissement , aura le temps de se sauver, lui , sa famille et ses bestiaux.

211. — De même, si le combat part du ciel contre la surface de la terre, les orages, les foudres, les trombes, etc., sont annoncés d’avance; la terre semble resserrer ses pores

et refuser d'émettre ou de recevoir des évaporations,, ce qui cause, pour un moment, un froid presque glacial sous nos pas, en même temps que les vapeurs suspendues en forme de nuages noirs sur nos têtes semblent vouloir retarder le moment de la chute foudroyante des orages; l’homme, averti , peut donc chercher un abri.

Ainsi, quand les hommes périssent dans les tremblements de terre, c’est la conséquence de leur ineptie, ou de leur lenteur à s’échapper; les 30,000 victimes du dernier tremblement de terre de Naples, du mois de décembre 1857, pouvaient se sauver en fuyant au premier avertissement souterrain qui s’était fait entendre 24 heures auparavant.

Dans les époques primitives, les tremblements de terre les plus minimes embrassaient des territoires immenses en raison de la substance moins consolidée de la terre et de sa prodigieuse étendue ; mais à notre sixième époque, le plus grand phénomène de cette nature n’a embrassé que l’étendue de 200 lieues carrées, encore était-ce au commencement de l’époque; cette catastrophe a englouti et renversé cent villes dans la Lybie, ainsi que l’avance l’évêque d’Hyppone(l), saint Augustin.

212- — Les phénomènes qui se produisent dans le sein de la terre et qui sont en correspondance avec l’éther du ciel , sont dirigés par des fluides électriques, dont l’énergie et la rapidité sont également prodigieuses. Rien ne peut résister à leur activité; tout doit se soumettre à leur passage. L’électricité élève subitement la température des corps jusqu’à fondre

(1) Encore une analogie entre la terre et l’homme. La terre n’a pas seule des tremblements, elle semble en léguer le principe à l’homme, comme pour le prévenir que s’il possède les délices de la terre, il doit aussi participer à ses combats. El en elïet, dans les fièvres, l'homme sent des frissons , des tremblements: ces effets augmentent dans les paralysies, et oocasionnenl quelquefois des secousses violentes.

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