‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 49 sur 168 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

l.'Atmoaphérologie

Sommaire. — Étude de-< phénomènes de l’atmosphère , 232. — Analogie de l’homme avec la terre ; pression atmosphérique qu’il supporte : notes; le calorique et le sang , 233. — Énergie d’absorption de l'atmosphère , 234. — Séparation des molécules dans l’atmosphère, 235. — Diversité de ces matières; quelle est celle qui domine, 236. — Leurs combinaisons avec des atûmes de l'éther; nuages, vents, pluies, tonnerre, etc., 237. — Vitesse des couches atmosphériques dans le mouvement de rotation, note; calcul des mouvements de la terre, 238. — Vitesse des couches atmosphériques par régions , 239 , 240. — Nouvelle analogie entre l’atmosphère et l’homme, 241. — Différence de criblages daiis les régions atmosphériques , 242. — Nature de l'électricité, son universalité,

243. — Rapidité des combinaisons des atémes ; formation des nuages ,

244. — Les fluides émanés d’une contrée y reviennent-ils? 245. — Solution de cette question, 246. — Formation et travail des météores, 247, 248, 249. — Fin de la troisième journée, 250.

232. — Dans le règne de la terre, qui est l’objet de la troisième journée, nous devons seulement examiner les causes et les effets de l’atmosphère comme agent terrestre dans son enveloppe extérieure.

Cet examen nous conduit à rechercher ce qui se passe entre la surface de la terre et la première couche atmosphérique pour découvrir , s’il est possible , quelques secrets des opérations directes ou indirectes qui se pratiquent dans le laboratoire de l’atmosphère, laquelle, en définitive, est une partie de la terre. Si la science trouve justement un grand intérêt dans les investigations pratiques au-dessous de la croûte de la terre, pourquoi n’aurait-elle pas un égal intérêt à former une nouvelle branche d’études en portant ses recherches audessus de la même croûte’ Si la première a été baptisée du

l’atmospherologie. 129

nom de géologie, la nouvelle science s’appellerait très-bien atmosphérologie.

La géologie nous offre l’élude des faits passés; l’almosphérologie nous offrira l’élude des faits présents et de l’avenir.

233. — L’homme, dans ses analogies avec la terre, en présente une remarquable sous le rapport de la pression atmosphérique (1).

En effet, l’homme est, comme la terre, enveloppé par l'atmosphère , qui presse l’un et l’autre en proportion de leur surface ; c’est cette pression énergique qui donne à l’homme la faculté de se tenir debout.

Un homme de taille ordinaire, dont le corps a 14 à 15 mille centimètres carrés de superficie, éprouve une pression évaluée de 15 à 20,000 kilogrammes, en raison de la hauteur et du poids de l’atmosphère (2).

La terre, dont le corps a en superficie, suivant notre calcul (226), 27 millions de lieues carrées ou 432 mille milliards de mètres carrés (432,000,000,000,000), éprouve une pression de 4,492,800,000,000,000,000 de kilogrammes, c’està-dire à peu près 4,493 millions de milliards de kilogrammes, pression qui est en définitive le poids réel de l’atmosphère.

Ce résultat, quelque prodigieux qu’il puisse paraître, serait encore inférieur à celui que fourniraient les données du Dictionnaire encyclopédique, des gens du monde , qui évalue la surface de la terre à 509,072,546,965,000 mètres carrés , c’est-à-dire environ 509 mille 72 milliards et 547 millions de mètres ; ce qui impliquerait une pression , et par conséquent un poids atmosphérique de plus de 5,294 millions de milliards de kilogrammes (3).

(4) Voy. note II.

(2) Voy. note I.

(3) l.e poids exact serait : 5,294,354,488,430,000,000 kit.

130 troisième époque.

234. — Si l’étude de l’atmosphère ou, autrement dit, si l’atmosphérologie peut devenirutile autant qu’elle est curieuse, les réflexions suivantes serviront aussi de commencement ou de clef pour ouvrir la voie aux recherches scientifiques.

Tout objet liquide, tel que l’eau, le vin, le bouillon, l’huile, l’alcool, de même que certains corps solides, comme le sucre, la chaux, l’arsenic, etc., mais dissous dans un liquide, diminuent et disparaissent rapidement si on les laisse à l’air libre; le pain et toute autre substance pâteuse deviennent durs ; en un mot, tout objet mou se dessèche de plus en plus; c’est l'atmosphère qui absorbe tout : le sucre comme le poison, les corps huileux, la graisse, les matières vivantes ou mortes, l’haleine de l'homme en bonne santé comme le dernier soupir du moribond, le suc des plantes comme les excréments des animaux, les parfums des fleurs comme les miasmes des cadavres, la vapeur de l’eau comme la fumée du foyer; tout est constamment et irrévocablement absorbé par l’atmosphère ; elle est un centre continuel d’attraction ; tout monte chez elle, et insensiblement nous voyons disparaître les objets qu’un moment où un jour auparavant nous avions sous les yeux.

235. — H est facile de comprendre que, dans l’atmosphère, tous ces objets hétérogènes les uns aux autres trouvent, chacun en particulier, la place convenable à son homogénéité, et que changeant de forme et se divisant en atômes encore plus imperceptibles, ils s’introduisent dans l’intérieur des molécules destinées soit à revenir sur la terre, soit à passer audelà de l’éther pour fonctionner ou demeurer dans les régions du firmament en remplacement d’autres molécules qui ont passé ailleurs.

Mais cette réalité n’interdit pas de chercher à découvrir, soit par le calcul, soit par des investigations chimiques, les degrés des proportions et l’influence matérielle que ces proportions peuvent exercer sur les événements périodiques ; car en

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