‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 58 sur 168 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Du tüolell suivant notre système.

Sommaire. — Notre opinion concernant le soleil, 294. — Développement de notre système, 295. — Conséquences, gravitation, 296. — Expansion des fluides solaires, 297. — Agent particulier entre le soleil et notre atmosphère, 298. — Ondulations, émissions ou rayonnement, 299. — Caractère du feu solaire ; note L , application des miroirs solaires, 300. — Action des rayons, 301. — Marche de la lumière, 302. — Proportions des principes lumineux et calorifiques dans l’atmosphère, 303. — Du phosphore terrestre, 304. — Des taches du soleil , 305. — Explication de ce phénomène , 306 , 307, 308.

294. — Voici notre opinion sur la création du soleil et ses propriétés originelles.

Le soleil, dans sa grandeur actuelle, mesurant 1,404,928 fois le volume de notre globe, est le corps qui a été formé le premier dans l’espace de sa constellation.

Sa masse actuelle est une indication d’une grande valeur pour nous faire concevoir l'énorme quantité de molécules qui

se sont rencontrées au moment de la formation de ce corps colossal, sur le point de l’espace où il siège maintenant, et qui devait être le centre de sa domination.

A ce point, il n’y avait auparavant que des molécules provenant d’autres astres, et, pour ainsi dire, en état de vagabondage. Leur union s’est opérée d’après les lois générales que nous avons expliquées dans la formation de notre planète. Leur assemblage sur une énorme échelle a constitué ce grand corps. Mais les évolutions primitives de ce corps, sa rotation, sa chaleur, son feu, tout a été formé en sens inverse de la méthode de formation des planètes.

Ainsi, son noyau a été refroidi le premier, puis se sont successivement refroidies plusieurs couches qui l’enveloppaient à la première époque de sa formation. Le feu se fixa sur les dernières couches de l’enveloppe extérieure, qui attirait à elle tous les atômes phosphorescents, électriques et magnétiques.

Ainsi, la différence essentielle qu'il y a entre les planètes et le soleil, c’est que celui-ci possède a l’extérieur le feu et les

Page 1