FORMATION FORCÉE DES PLANÈTES
318. — Si nous sommes entré dans quelques détails en dehors de ce qui est relatif à la création de notre globe, objet principal de cet ouvrage, c’est en raison de la variété que la nature présente dans le grand travail de ses formations; nous Renions à en donner une idée.
La nature est si riche de moyens, si merveilleuse dans ses perfections, que les choses les plus contraires, les plus opposées, en apparence, s’accomplissent avec l’ordre le plus admirable; et toutes cependant sont soumises à une seule et même loi. Ainsi la lumière et la chaleur, principes vivifiants de tous les êtres subordonnés à notre soleil, émanent sans cesse de l’astre dominateur, en raison de l’échange des atômes qu’il reçoit de mille provenances différentes, et qu’il rend dans les proportions nécessaires. La surabondance des produits, qui est ce que nous avons nommé le superflu, émanant de tous les corps et de tous les êtres qui les peuplent, sert encore à la combinaison de nouvelles créations, constamment variées, mais toujours sous la domination réglementaire du soleil.
319. — Depuis un demi-siècle, nous faisons des acquisitions importantes dans notre constellation ; déjà cinquantequatre nouvelles planètes ont été découvertes seulement dans l’espace compris entre Vesta et Jupiter.
Qui peut dire si ces nouvelles planètes et bien d’autres qu’ou