FORMATION FORCEE UES PLANETES
découvrira encore existaient à l’époque d’Adam, ou même ait temps de Noé ?
Nos ancêtres se sont beaucoup occupés d’astronomie ; c’est à eux que nous devons les bases principales de cette science. Sans doute, une partie de ces nouvelles découvertes aura échappé à leurs yeux , car ils n’avaient pas, nous devons le supposer, des instruments assez parfaits pour les découvrir ; mais il n’y a aucun doute aussi que quelques-unes de ces planètes sont de nouvelle formation, et assurément •cette formation s’est opérée exactement comme celle de notre globe.
320. — Les anciens comptaient dans le ciel 143 constellations; les auteurs modernes en reconnaissent quelques milliers; mais au-delà de ces milliers, il y en a des millions.
11 y a des constellations plus grandes et d’autres plus petites , selon la nature et le nombre des corps destinés à les former.
Il y a des constellations dans lesquelles plusieurs soleils partagent leur domination et leur influence sur les planètes subalternes.
Chaque étoile fixe est un soleil plus ou moins grand que le nôtre, et qui domine l’ordre des planètes soumises à son empire.
Toutes les étoiles, c’est-à-dire tous les soleils, comme toutes les planètes, sont habitées par des êtres vivants.
321. — Puisqu’il est impossible de compter les constellations et le nombre des planètes qu’elles contiennent, il est aisé de concevoir le grand vide qui s’étend d’une étoile à l’autre; à quoi sont donc destinés ces espaces incalculables qui semblent vides?
Notre constellation, ou notre système solaire, occupe un espace qu’on ne peut pas évaluer à moins de 66 milliards de lieues cubiques. Est-ce que l’on se contenterait de croire que cet espace immense ne contient que 7 planètes et son soleil ,
comme le croyaient les anciens? ou même que les 54 planètes qu’on a découvertes depuis suffisent pour remplir sa destinée?
Certainement cet espace contient en ce moment même un nombre considérable de corps ou planètes en état de formation plus ou moins avancée, et l’observation nous les fera voir une à une, lorsqu’elles seront de grandeur suffisante pour être à la portée de nos télescopes. D’ailleurs nous 11e pouvons apercevoir un corps ou une planète que lorsqu’elle réfléchit la lumière qu'elle reçoit du soleil , et une planète ne peut réfléchir la clarté qu'après être devenue corps solide. Nous ne pouvons donc pas apercevoir, même quand ils seraient rapprochés, les corps en formation ou en état d’assemblage primitif.
322. — Or, les atomes ou les molécules superflues s’accroissent et se multiplient incontestablement sur une grande échelle, non seulement dans notre système solaire, de la part de chacune de nos planètes, mais encore dans toutes les constellations, et si nous avons employé le mot d e superflues, c’est seulement pour indiquer leur premier point de.départ, lorsqu’elles errent eu vagabondes, n’ayant encore aucun centre déterminé, jusqu’à ce qu’au moment donné, elles resteut attachées à l’endroit où elles se trouveront pour se joindre aux masses.
Nous donnerons la preuve de l’existence perpétuelle de ces molécules vagabondes et de leur prodigieuse multiplication; mais devant procéder avec ordre, nous n’entrerons dans ce détail qu’à une époque ultérieure, lorsque les objets qui les produisent auront passé sous notre examen; alors nous aurons lieu d’établir par le calcul et avec la plus claire lucidité la preuve de ce que nous avançons.
323- — Chaque étoile ou soleil a une mission à remplir dans la circonscription de son domaine; chacun de ces «astres