‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 66 sur 168 · FORMATION FORCEE DES PLANÈTES · texte numérisé non relu

FORMATION FORCEE DES PLANÈTES

n’est pas le roi de sa constellation sans un but précis et marqué; tous les corps qui occupent l’espace de son empire sont ses sujets, il est vrai: ces corps, ces planètes ne pourraient pas exister sans lui; mais le soleil n’existerait pas non plus s’il n’y avait des planètes et des corps analogues pour entretenir la correspondance des gravitations et l’échange des fluides nécessaires à leur réciproque vitalité.

Le travail du mouvement perpétuel, les émanations constantes et mutuelles de tous les corps , avec les phénomènes qui en sont la conséquence et qui se passent sous nos yeux , en fournissent la preuve.

324. — Du moment que l’échange des fluides est une nécessité vitale, ces fluides doivent être toujours rafraîchis et renouvelés pour répondre aux besoins qu’ils sont appelés à remplir. Dès qu’ils doivent être rafraîchis et renouvelés , il faut qu’ils aient une source de production : mais lorsqu’il y a quelque production , elle devient l’objet d’un calcul ;-et lorsque par le calcul on trouve que le chiffre des émanations présente un superflu , ce superflu doit finir par avoir un emploi.

Ainsi , l’immensité des molécules ou fluides superflus, émanés de chaque planète, de chaque astre, étant prouvée par le calcul, leur exubérance assure forcément leur union à des moments déterminés; c’est donc la nécessité, ou la loi générale de création qui produit un assemblage, un nouveau corps dans l’espace ; donc la formation de nouvelles planètes est forcée par l’abondance des matières et d’après les lois de l’univers (1).

(1) « Nous ne pouvons donc douler que l’espace ne soit encore de « noire temps le théâtre de formations nouvelles, que des mondes ne « prennent naissance sous l’action de la cause mystérieuse et intelli- « gente que nous révèle à tout instant l’univers. D’ailleurs, entre ces « mondes infinis dont l’espace est peuplé, dont nos télescopes cher- « client la position, dont nos astronomes calculent le nombre et s’ef- « forcent de mesurer la distance et la masse, on aperçoit des amas de

325. — Cette formation forcée entraîne avec elle l’affinité et la propriété inhérente aux corps dont chaque fluide s’est émané.

Ainsi un assemblage se compose de molécules qui, en grande partie, ont déjà passé par l’atmosphère du soleil ; donc elles portent en apanage aux corps nouveaux l’affinité électrique du soleil ; de même que les atomes vagabonds des autres planètes, en s’amalgamant à un même assemblage, y portent les affinités des corps dont ils sont sortis.

Cette liaison maintient toujours dans une nouvelle planète les propriétés primitives originelles ; par conséquent, si les molécules primitives sont dérivées de mille planètes, indépendamment de celles du soleil, la nouvelle planète aura une liaison d’affinité directe avec tons ces corps; c’est-à-dire que, si le mot affinité pouvait se représenter figurativement par un fil, nous verrions la nouvelle planète liée avec mille fils, corresppndant en outre à celui du soleil, qui serait le plus fort, tous servant à soutenir le nouveau corps avec les autres pour marcher avec lui de parité dans les voyages aériens, et suivre ensemble les lois du Créateur dans les combinaisons de l’éternité.

Si nous devions ensuite expliquer les dimensions de ces fils, nous dirions que leur longueur serait naturellement d’un corps à l’autre, et quant à la grosseur, elle serait un million de fois plus petite que l’atôme que nous sentons par l’odorat toutes les fois que nous percevons par ce sens une odeur que les yeux ne peuvent pas voir.

La nouvelle planète, ainsi constituée, émanera également, après sa formation, ses fluides comme les autres corps, et son

« inaltérés diffuses et vaporeuses qui sont répandues par quantité va- « rialtlc en diverses régions du ciel. »

La terre et l’homme ,

Par M. Alfred Mauhy.

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