Par cet intervalle, ou par cette aurore du sixième
ne s’y soit étendue que jusqu’à une certaine profondeur, on n’entrevoit pas moins, dams l'histoire de la terre, sous le coup d’wn tel calcul, des chaînes de siècles véritablement démesurées en comparaison des Cinq ou six millénaires que nous étale complaisamment la prétendue chronologie de l’cro du monde. »
(Terre el ciel, par M. Jean Rbvkaud, pages 124 et 425.)
INTERVALLE
jour, nous avons la preuve du parfait repos qui était nécessaire à la terre entre une époque et la suivante, ou entre deux jours consécutifs de la création.
Cet intervalle a été, comme aux époques précédentes, la période la plus belle, car le repos permettait, ainsi que nous l’avons toujours vu, le renouvellement et la viviBcation des êtres dans un état plus parfait que celui où ils élaient le jour précédent, et tel qu’ils pussent paraître en rapport avec le nouveau climat et les nouvelles productions qoe la terre plus consolidée et une atmosphère plus pure devaient leur offrir. C’est donc l’aurore qui annonçait le perfectionnement du nouveau jour à chaque époque, et c’est avec raison que Moïse désigne celle du sixième jour comme étant le paradis terrestre.
Ayant expliqué le jour comme l’entendaient les anciens, nous terminerons ce chapitre en considérant le jour tel que nous l'avons sous nos yeux.
<72. — En résumé, qu’est-ce qu’un jour ?
Un jour, c’est une époque entière.
Le jour, c’est un cadre dans lequel la nature fait son travail.
Le jour est notre compagnon de voyage ; il nous fait assister à sa naissance le matin, à sa mort le soir, et à sa résurrection au bout de vingt-quatre heures.
Si le jour était un être doué de la parole, il nous dirait verbalement tous les mystères de la création, car ces mystères s’accomplissent dans son sein.
Le jour est une image de notre existence, c’est une période complète dans laquelle la nature se plaît à faire toutes ses évolutions, tous ses échanges et tontes ses combinaisons.