‹ La crémation et ses bienfaits; son histoire chez tous les peuplesChapitre 29 sur 40 · CONCLUSION DE L HISTOIRE DE LA CREMATION · texte numérisé non relu

CONCLUSION DE L HISTOIRE DE LA CREMATION

On distingue, dans l'histoire de la crémation, trois époques principales. 1° La période védique, pendant laquelle la crémation se répandit chez tous les peuples de race aryane. 2° La période brahmanique qui fut signalée par la propagation du bûcher dans tous les pays de l'Inde. 3° La période bouddhique qui fit pénétrer la crémation chez tous les peuples de race touranisme, jusque sur les rivages de l'Océan Pacifique et jusqu'en Amérique.

Trois grandes nations seulement avaient fermé leurs portes à la crémation: la Chine,

conquise plus tard, en partie du moins, par le Bouddhisme, l'Egypte et la Perse.

Au moment où la crémation s'était présentée, la Chine avait adopté les vieilles institutions saturniennes et elle y était restée fidèle. 11 en fut de même de l'Egypte. Son organisation était depuis longtemps complète et définitivement arrêtée, lorsque le bûcher vint illuminer l'horizon lointain. Le pays des Pharaons manquait d'ailleurs de bois, pour brûler les morts.

Nous arrivons à la Perse. Si les flammes du bûcher n'éclairent pas aujourd'hui le monde, presque tout entier, si la crémation s'était arrêtée dans sa marche progressive vers l'occident asiatique, si elle a disparu dans tous les pays de l'Europe, si elle a perdu pied jusque dans le Nouveau Monde, c'est au mazdéisme qu'il faut en attribuer la cause.

C'est, en effet, sous l'influence du mazdéisme que les Juifs abandonnèrent la crémation. Les fondateurs du Christianisme qui proclamaient la liberté, établirent celle de la sépulture ; mais les Juifs furent les premiers adhérents de l'Eglise. Sans aller contre le principe de liberté, ils inclinaient fortement vers l'inhumation (Voy. chap. 26), et cette tendance, devenue celle de l'Eglise, aboutit à la suppression totale

de la crémation dans tous les pays de l'Europe.

Les choses se seraient passées tout autrement, si le mazdéisme n'avait pas éteint le bûcher dans la Palestine. Jésus était représenté comme le fils de David, comme le descendant, comme l'héritier et le successeur des rois de Juda, et on l'aurait montré, sans doute, faisant consumer son corps par les flammes ; selon le rite des rois ses ancêtres.

Mahomet vint à son tour. 11 fonda la religion nouvelle qu'il voulait donner au monde, d'éléments puisés dans le mazdéisme, dans le Christianisme et surtout dans le Judaisme qui comptait, en Arabie, de très nombreux adhérents, et l'Islamisme fit, en Asie, ce que le Christianisme faisait alors en Europe. Il établit l'inhumation dans tous les pays crémationistes où il parvint à s'établir, jusque sur les bords de l'Indus et du Gange, et plus haut, dans le Nord, jusqu'aux frontières de la Chine. Les mers ne l'arrêtèrent pas; il alla renverser le bûcher jusque dans la grande île de Java.

Mais le feu sacré n'est pas éteint, il dort sous la cendre et, grâce à la race Àryane, il se réveillera un jour, pour briller avec un nouvel éclat.

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