‹ La Crète ancienne [microform]Chapitre 32 sur 60 · I- à .Liiiitir |.ar Sn.i, 7//,/,.. |||. iS|,,.||...i · texte numérisé non relu

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conjecturer (jue raiitel était sliKjur 1 . (!(» serait assez étraiiiie, les pierres dr l'autel étant grossières et juxtaposées sans aucun lien. Le slue était pcut-étr(* adhérent aux parois voisines. Tout autour, des couches de cendres et de matières carbonisées sont mêlées à des strates

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de potorirset «l'os d'animaux, hans les couches intérieures, ])eaucoup lie cett(^ poliM'ie si caraclérislicpie dite de < Kamarès '.(pii répond au ttmhllr Mitintui ch' M. Kvans, et de petites tahles à lil)ations aver lioih'ls. A r<'st de cet îiutel, un mur assez épais <lessinait commr un(^

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iiO

LA CRÈTE ANCIENiNE.

enceinte plus sacrée. Ce petit téménos était très riche en poterie mais sans aucun échantillon de Kamarès; il est postérieur, étant d'ailleurs en contrebas. La grotte continua longtemps d'être visitée comme le prouvent de rares échantillons de poterie géouiétrique' deux lampes romaines et une croix bvzantine.

Au moment de quitter la place, M. llogarth fit visiter la caverne d'en bas. On fut heureusement surpris, on cherchant dans les crevasses des stalactites, d y trouver d'assez nombreux objets, une douzaine de statuettes en bronze, une demi-douzaine^ de gemmes gravées, des anneaux, des lames, des doubles haches en bronze.

I)c tout cela il résulte bien clairement que l'antre supérieur était un lieu de culte et de sacrifices. Le culte a suivi la retraite de l'eau et c est seulement lorsque la grotte inférieure a été accessible rproii

y a placé, sur les stalactites, des objets votifs. L'autel doit être contemporain des premiers palais de Cnossos et de Phaestos, h- téménos du tenqjs des seconds palais, ainsi que les objets votifs. La double hache est donc ici, comme dans les palais, un objet sacré d'origine relativement récente. Sur un fragment de pithos en terre cuite elle alterne avec le protome d'une tête de bouc ou de chèvre sauvage dont il ne

LA RELIGION

Kig. 24. - TPMon <Ic la gi-.,tic ,Ip nid,.. CnMiuis pris au musée de Candie.

PCstc plus guère quv les cornos ifig. 2V].

Les petiles statuettes, aussi bien r,uo "les autres ol,jets en I,r..n.e paraissent avoir „u caractère votif; il est .lifticile don rien conclure sur la clmnite à laquelle était consacré ce lieu de culte. Mais on ne peut guère se soustraire à lidée d'une divinité souterraine. La glotte inférieure devait sembler une communication avec le n.on.ie souterram, qu ou ne pouvait atteindre quen franchissant une eau nfranclnssahle Le Zeus qui était adoré là était-il la divinité primitive? De ce que la grotte de Dicté est plus ancienne que celle de l'Ida Il ne s ensuit pas, nous l'avons déjà noté, que son culte ait passé au nouveau sancuaiie comme on .semble toujours le suppo.scT. Pour installer le culte de Zeus à l'Ida, les Doriens n'avaient rien à apprendre

des indigènes. Lorsque ce culte fut devenu prédominant on a très bien pu le transporter dans le plus ancien sanctuaire, ou du moins interpréter l'ancien culte dans ce sens. Sous ce rapport les épithètes accolées à Zeus ou à Jupiter sont moins caractéristiques que le nom de Dictynna, attribué à une déesse vraiment Cretoise. C'est elle qui devait être la reine de céans, ayant cependant pour associé, un associé qui a peut-être pris sa place, le principal dieu des Cretois, dont la présence est révélée par le symbole de la double hache.

b) Agoras et chapelles.

Les cavernes, comme celle de Dicté, étaient le centre d'un culte de circonstance; on s'y rendait en pèlerinage; probablement un sacerdoce y était installé, mais les cérémonies avaient toujours un caractère d'exception. Ce que nous voudrions connaître, c'est le lieu consacré au culte dans les grands palais crétois. Les Cretois anciens avaient-ils des temples? telle est la question fréquemment soulevée depuis les découvertes, et à laquelle on a donné des réponses diverses. Mais d'abord qu'est-ce qu'un temple? Si on entend par là un ensemble d'édifices qui contienne à la fois le dieu, par une présence mystérieuse, sans image, comme dans le temple de Salomon, ou sous la forme d'une idole plus ou moins artisti([ue, depuis la pierre conique jusqu'à l'Athéna de Phidias, et en même temps un autel pour le culte, et un lieu pour les réunions du peuple, il semble ([ue les Crétois n'ont point eu de temple. Mais il ne serait pas juste non plus de comparer leurs lieux de culte à ces hauts-lieux (1 j des Sémites qui laissaient à ciel ouvert les piliers sacrés et les achéras. Les Crétois ont connu la cella ou petite chapelle aux idoles ; ils ont aussi connu les autels en plein air, dans de vastes espaces où s'assemblait le peuple ; mais ils n'ont [)as réuni ces deux éléments. C'est là, selon nous, la solution de la difficulté qui divise les critiques. Ni la mission italienne, ni les missions anglaises, ni la mission américaine, n'ont trouvé de temples à la mode grec(jue, et cette épreuve, quoique négative, est suffisante dans l'état actuel des recherches; mais on a trouvé des autels sur les grandes cours du palais et de petits sanctuaires à l'intérieur.

(1) Le .«ommol du mont loiiklas a tous les caractères d'un haut-lieu comme l'Hermon : M. Evans (.///.S, 1901, p. 121 s.) le regarde comme « le saint sépulcre » «le Zeus. Or il qualifie l'enceinte de « cyclopéenne », ce qui suppose une époque plus basse que les temps dits minovns. In cachet d'or de Mycènes représente un sanctuaire très élevé avec un arbre sacré {JUS, lUOI, p. 183): mais on y monte, semble-t-il, par une voie sacrée et des degrés; c'est plulôt un prototype du Capilole qu un haul-lieu naturel. Cela soit dit sauf le bénéfice de découvertes ultérieures.

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LA CMVJK AXCÏKNNK.

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Au moment de (pntter la place, M. llosarth lit visih'r la caverne d'en l>ns. On lut heureusen.ent surpris, en chcrchanl dans 1rs crevassées des.stalact.lcs, d y trouver d'assez nombreux objels. une douzaine de statuettes en bronze, une denn-douzaine de gemmes :;ravées des anneaux, des lames, des doubles haches en i>ronze.

I|e tout cela il résulte bien clairement que lantrc supérieur était "NlHM. de culte et de sacrilices. Le culte a suivi la retraite de l'eau H cestseuleme.it lornp.c la i:n>llc inférieure a été accessible qu'on

va placé, sur les stalactites, des (d)jels votifs. L'autel doit être contemporain des |»reiniers palais de Cnossos <^t de IMiaestos. le téménos (Ul temps des seconds palais, ainsi que les objets votifs. La double hache <'st donc ici, comme dans h's palais, un objet sacré d'ori-im' relativement récente. Sui* un fraiinu'ut de pithos en terre cuit<» cdle alterne avec le protome d'une léte de bouc ou de

LA nKLKilON.

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Les petites statuettes, aussi bien que 'les autres objets en bron/e l»ara.ssent avoir un caractère votif; il est difticile d'en rien conclun' sur la dmn.té à laquelle était consacré ce lieu de culte. Mais on ne peut ,uere se soustraire à l'idée d'une divinité souterraine. La .Mme mteruMue deva.t sembler une communicati<m avec le nmnde soiUerram, qu on ne pouvait atteindre qu'en franchissant une eau .ntranchissable. Le /eus qui était a<loré là était-il la divinité primitive? De ce que la ,rotte de hiclé est plus ancienne que celle de l'Ida il ne s ensuit pas, nous lavons déjà noté, que son culte ait passé au* Honv.vu. sanctuaire comme on semble toujours le supposer. Pour instaHerleenltede/eusà l'Ida, les ho.iens n'avaient rien apprendr

des indigènes. Lorsque ce culte tut devenu prédominant on a très bien pu le transporter dans le plus ancien sanctuair«\ ou du moins interpréter l'ancien cult<' dans ce sens. Sous ce rapport les épithètes accolées à /eus ou à Jupiter sont moins caractéiistiqnes que le nom de Dicli/nim, attribué à une déess<' vraiment Cretoise. C'est elle qui devait être la reine de céans, ayant cependant pour associé, un associé qui a peut-être pris sa place, le principal dieu des Cretois, dont la présence est révélée par le symbole de la double hache.

b] Agonis cl c/iaprllrs.

Les cavernes, comme celle de Dicté, étaient le centre d'un culte de circonstance; on s'y rendait en pèlerinage; probablement un sacerdoce» \ était installé, mais les cérémonies avaient toujours un caractère d'exception. Ce que nous voudrions connaître, c'est le lieu consacré au culte dans les grands palais Cretois. L<'s Cretois anciens avaient-ils des temples? telle est la question fréquemment soulevée dcîpuis les découvertes, et à laquelle on a donné des réponses diverses. Mais d'abord qu'est-ce qu'un temple? Si on entend par là un ensemble d'<''ditices([ui contienne à la fois le dieu, par une présence mystérieuse, sans image, comme dans le temple de Salonion, ou sous la forme d'une idole plus ou moins artisticpie, depuis la pierre coiiicpie jusc^u'à l'Athéna de Phidias, et en même temps un autel pour le culte, et un lieu pour les réunions du peuple, il semble ([ue les Cretois n'ont point eu «le tenqde. Mais il ne serait pas juste non \)\\\s de comparer leurs lieux de culte à ces hauts-lieux (1 des Sémites qui laissaient à ciel ouvert les piliers sacrés et les nclivras. Les Cretois ont connu la cella ou petite chapelle aux idoles; ils ont aussi c(mnu les autels en plein air, dans de vastes espaces où s'assemblait le peuple; mais ils n'ont pas réuni ces deux éléments. C'est là, sebui nous, la solution de la difticulté (jui divise» les criti([ues. Ni la mission italienne, ni les missions anglaises, ni la mission américaine, n'ont trouvé de temples à la mode greccjue, et cette épreuve, (pioiejue négative, est suffisante dans l'état actuel des recherches; mais on a trouvé des autels sur les gramles cours du palais et de petits sanctuaires à l'intérieur.

(1) Le soiniixM du inoiil foiiklas a tous 1rs caracli'iTS d'un liaul-lim coininc riït'rmon : M. Kvans './//.s, l'joi, p. 121 s.) le ro;;ardo coinino « h» saint séiuilcrc » de Zous. Or il (|iialilie IVMHîeinIo de « qclopéeiine », ce qui siippoM' une époqu<' plus l»ass<; que li'S temps dits lui intrus, m cachot d'or de Mycènes représente un sanctuaire très élevé avec un arbre sacré './//.s. VMW, p. 1.S3): mais on > monte, semble-t-il, par une voie sacrée e( desdej^rés; <-.'est plutôt un prototype du Capitole (|u un liaul-lieu naturel. Cela soit dit sauf le bén«'(ice de découvertes ultérieures.

LA RELIGION

A Phaestos, aucun autel ne ligure sur le plan. Cependant M. Pernicr conjecture qu'il y en avait un clans le second palais, près du petit sanctuaire dont nous parlerons tout à l'heure. Ce sanctuaire ayant été comblé par le nivellement du second palais, l'autel aurait été placé à cet endroit, consacré par la tradition. On a trouvé tout près un strate de cendres et de charbon, mêlé à des os brûlés d'animaux, et quelques objets d'un caractère sacré, entre autres une petite pyxide en forme d'habitation (1 ).

A Cnosse, M. Evans a reconnu quatre autels. Deux sont placés dans la cour occidentale, l'un d'eux h 6'", 60 (2), le second, plus au sud, à peine à 1 mètre i3i du grand mur de la façade occidentale. Vn troisième, notablement plus grand, autant qu'on en puisse encore juger par ce qui en subsiste, est situé dans une petite cour intérieure à l'extrémité méridionale de l'aile ouest du palais ik). Le quatrième se trouve à peu près au milieu de la cour centrale. C'est le plus considérable des quatre (5). Dans l'état actuel il est plus rapproché de l'aile occidentale que de l'aile orientale. Mais il no faut pas oublier (|ue la limite du quartier <le l'ouest a été avancée dans le second état du l)alais. Si l'on se reporte à la limite primitive, l'autel était précisément au milieu de la cour.

Ces autels étaient, comme on peut en juger par les mesures, plulnl rectangulaires que carrés. Il n'en reste que quelques pierres. C est assez cependant pour constater qu'ils n'avaient point la forme d'une fosse comme la fosse à offrandes circubaire de Tirvnthe.

Les coui*s n'ont pas non plus l'aspect d'un téménos parfaitement clos et consacré aux seuls usages du culte. Ce sont plutôt, surtout les cours occidentales, des points de contact entre la ville et le palais. Rien n'indique qu'elles fussent exclusivement destinées à la religion. H est vrai que les courses de taureaux qui s'y pratiquaient peut-être, ou les danses, ou môme le pugilat, pouvaient revêtir un caractère sacré. Mais l'apparence du lieu, très ouvert au public, n'a rien du mystère de certains hauts-lieux sémitiques où l'on allait adorer le dieu chez lui.

Le (lerniei* état de Hagia Triada représente peut-être une époque de transition. Le lieu de culte avait beaucoup plus l'aspect d'un téménos; M. llalbherr le nomme rccitito dri sacelli \}S . Il était pavé

(1) Mniiumvnii...^ XIV, col. 34."».

(2) Dimensions : I"','»0 x r,7>. CF. pi. I, 8.

(3) Dimensions sensiblement «'j^ales. Cf. pi. I, h».

(4) Dimensions exactes dilTiciles à délerniiner. Cf. pi. L ."iO.

(5) Dimensions : environ :>"',2."» x 2'", 7.*» à 1 échelle du pian, USA, IX, lig. 18.

(G>) Happorto alUi presnienza itH H. Isfifu/o Lombanio di Scieuze c Lettere sugli scavi

en dalles de calcaire, dont quelques-unes portaient le symbole de la double hache. On y accédait par un portique situé à l'occident. Une sorte de kiosque était adossé au mur de la grande construction à trois chambres : il était ouvert des trois autres côtés, muni de banquettes avec des stucs très ornés et servait sans doute de belvédère pour assister aux fonctions sacrées. L'autel était situé à l'orient; on y arrivait par une rampe. La terrasse établie au nord-est, au détriment du premier palais, était peut-être la partie la plus sainte. M. Halbherr suppose que de là sont tombées les nombreuses bases pyramidales trouvées plus bas, destinées sans doute à porter la double hache. Dans l'éperon terminal, sorte de pinnncidum te^npli, était probablement le téménos spécial de l'arbre sacré. On y a trouvé des restes de figurines de terre cuite et d'animaux en bronze. Que le grand édifice récent à trois chambres ait été un temple ou un palais, cette disposition générale serait plus voisine de l'état du IJaram de Jérusalem que de celle des cours ouvertes des anciens palais. Car on ne doit pas oublier que l'ancien palais de Hagia Triada est contemporain des derniers palais de Cnosse et de Phaestos. Aussi le dernier arrangement ne peut servir de type pour les plus anciens lieux de culte.

Le culte se pratiquait donc à ciel ouvert, avec un autel situé près du palais (1).

Près de l'autel on eût placé, chez les Sémites, des pierres levées et desachéras; la Crète l'entourait, comme nous le verrons, de doubles haches et d'arbres sacrés.

D'ailleurs, la divinité avait sa cella particulière, qui pouvait être éloignée du lieu de culte. Cnosse et Phaestos ont fourni chacun un exemple remarquable de ces sanctuaires mignons (ju'on peut à peine nommer des chapelles, tant ils sont exigus.

Voici celui de Cnosse, d'après M. Evans (2>.

11 a r",50 en carré, et date de la dernière époque du palais.

fsrguHi dalla missione (ircheolngica ad llaghia Triada ed a Fcslo nclV anno 100 1, p. 7 (ou p. 2 il dans les Mcmoric..., XXI, v, 1905).

{\) Dans les ruines de Lato (aujourd'hui Gouias), M. Demargne a trouvé un sanctuaire sur l'adora. Ces ruines ne sont pas minoennes, mais plutôt de l'époque grecque archaïque. On voit cependant se perpétuer la tradition : « Quant à un sanctuaire sur une agora, c'est la chose la plus commune... sur l'agora de (lortyne il y avait un temple d'Asclépios. Le sanctuaire de Lato se composait d'une seule chambre mesurant 4"',60 sur S^.riO... M. Evans a pensé que ce sanctuaire était à ciel ouvert. Cette opinion est très séduisante. On doit rappeler cependant que le Pythion de Gortyne, fouillé par M. Halbherr, consistait, avant qu'on lui eiU adjoint un pronaos, en une cella sans colonnes ». Dii:MVR<;NK, Fouilles à Lato en Crète, dans BCII, XXVI (1902), p. 206-232).

(2) BSA, vin, p. 95-105. Cf. pour la situation générale notre pi. I, 100.

LA CUtTK AiNCIENNK.

LA KKLIGION.

M. Evans, qui aime à trouver partout clans le culte le nombre trois, suppose qu'il était tlanqué de doux autres (1;. Celte pclite chambre était divisée en trois sections : la première avec un pavé d'argile, portant des vases; la seconde, un peu plus élevée, avec du gravier, portant un trépied, des coupes et de petits pots; onfin un banc, élevé à environ 0™,60 du sol, aussi en argile, pavé de gravier. Sur cette banquette, cinq figurines en terre cuite, dont trois déesses et deux statuettes votives, puis deux paires de cornes de consécration disposées pour recevoir dans leur milieu le symbole de la double hache qui a disparu, peut-être parce qu'il était en métal précicuix. 11 est resté cependant une petite hache en stéatite, dont le double tranchant est doublé (fii;-. 2ô, 3); elle est probablement votive.

Quoi (pion pense des tigurines, — nous aurons à revenir sur ce point, — cette petite chambre est évidemment un sanctuaire, et la présence du trépied et des coupes prouve bien qu'on y taisait des libations, et donc (ju'on y exerçait un culte. Mais ce culte était forcément réduit à peu de chose, par l'exiguïté même du local. C'était probablement un minimum d'hommages nécessaires rendus à la divinité par une ou deux personnes, le prêtre, le roi ou la reine.

(1) M. Kvuo, AHkn'fische KultstOftrn ; Arrhir /'. iiclifjioHsiriss., VII, llioi, p. i:M, insiste à son tour, mais naturellement avec beaucoup moins de n-serve que M. Kvans. sur et groupement de trois salles. Serait-ce pour mieux appuyer rhy|>ollièse qu'il a déplacé curieusement la chapelle dans son plan {op. /., lij;. «, p. i:»7j? A rencontre de la réalité et des documents auxquels il se réfère, il l'a située parmi les magasins (cc. au nord du bâtiment. Cf. pi. I, 100.

': itt

yntîrt I

Fig. 3*;. — Cnossf. Plan e( coupe du samluaire. D'après USA,

VIII, li{<. .V).

dalla^ nu second fia /au

-1*— '-lgi*-J^W-*-''-MWJi-J '-

Le petit sanctuaire de Phaestos (lig. 20^ (1^ a cet intérêt spécial qu'il a appartenu à l'époque du premier palais, dite de Kamarès ou minoen moyen. Le grand mur occidental ancien était flanqué de trois petites pièces qui lui étaient postérieures, car elles y ont été appliquées. Le

mur même est percé d'une 'aj^ Au second j^iau portc Qui fait communi-

quer deux de ces pièces (la troisième n*a d'entrée que par dehors) avec une troisième pièce, située en dedans du mur, dont elle est contemporaine. Cette dernière pièce est le sanctuaire : un rectangle de :3"',62 sur 2"", 57. Des banquettes couvertes de gypse, puis d'un stuc peint, couraient le long des [)arois, au nord et à l'ouest, et à la moitié de l'est. Sur ces bancs et dans une cachette située à l'extrémité du banc oriental, des vases, un bassin précieux en stéatite avec un symbole gravé (|ui paraît être la double hache, de petites tasses, une coquille {trilon)\ sur le sol, ni au milieu, ni bien d'équerre, une table à libations en argile, de0'",'i.8 sur 0'",55, fixée au sol sur un lit de sable et de gravier. Dans les décombres on a trouvé des débris de plats, des lampes d'argile, un petil poignard triangulaire en bronze, des pierres ovoïdes pour tritu- [*er. Point d'idoles; cependant le caractère sacré du lieu n'est pas doucux et serait attesté seulement par hi table à libations, dont le centre st en forme de cuvette, qu'encadrent des rangées de bœufs alternant avec des ss majuscules, de sorle que les bœufs sont par séries de trois, iix, neuf. M. Louis Pernier, auquel nous empruntons ces détails, croit

(I) MonunienlL... XIV, Rapporta preliminare... par Luigi Pernier; un recinto sacro [deW epoca di Kamares^ col. 405-4 1:>.

Kig. A». — PiiALsTos. Plan ri coiipo «lu sanctuaire. D'après Mnnumrnti...y XIV, col. io", lîi,'. 3S.

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