‹ La Crète ancienne [microform]Chapitre 36 sur 60 · I.K SAClUnCK · texte numérisé non relu

I.K SAClUnCK

La présencr des autels construits suppose que les victimes étaient hrulées; c'est !>ien ce que confirme la présence d'os d'animaux calcinés. C'est presque tout ce que nous aurions à dire sur les sacrifices, sans la découv«'rte du sarcophage en pierre peinte de llagia Triada. Cesarcnj»hage ne date pas de l'époque la plus ancienne: il est peutêtre même postérieur à la ruine du S(»cond palais de IMiaestos. Cependant il faut du moins Tattrihuer aux temps dits itn/crnims.

Au moment où nous éciivons, il n'a point encore été publié: en voici la description sommaire, précisée seulement par quehjues dia-

(hs ji'nv on à uno IVIo de palais. Si Ion n'osr pas Caire font! sur I imiicalion (loue «1 un \m^• loiiH- (Ir cheval :'; «lans un anjjU' du lahhau, il rs( .-videnl au ronhaiii' (|U" Its minois les plus raraclêrisliques de demoiselles de la roiir se prolilenl dans I esprre di> lu< aine ver> !.• iMsdu Iraiimenl eonseivé. Kieu de loul eela n im|>iique la proximilr d un temple el Ion imaj^ine diHirih'menl «pie larlislr ait préh'udu le repnsenli r jusirmrni dans ce eonlrxlr. kMioi de plus obvie au tontraire «pie la liiiuraliou ronveulionnellr du palais où s.- déioulê relie vie él^«;anle, animée el joNeuse?

1 Histoin- fie /art..., VI, eh. mu : h s momimnih nnjvviiiens elles origines de lanhifer f lire thnit/Hr.

'*) Qursfion.s nitjcèuieuttes. \>. l*j.

l.\ HKLK.fON.

ranimes enqirunlés à nos carnets pour ne rien enlexer, par des cro(juis plus conq)lets, à l'intérêt des planches artisti(jues préparées pai* les savants de la mission italienne.

Un des petits cotés (fig. M), \ re}>résente un char traîné par deux chevaux et monté par deux persiumes. Sui* la face opposée fig. M), 1»)

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Kii;. .'{0.— biamani.'iies <lu san ophaiic de Ma^ia Triada. 1 vorl : -2 jaune: .{ marluiires noires sur lond aUeruali\«'nient hianr . r.»uge el verl; V jaune re«'oupé de mnije ; "i rosellcs ;i dessin num»'. jaun«' Ideuh* ol noir; «î \frl rcioupé «le noir. Cr<»|iiis pris an musée de Canilic.

h' char est traîné par deux griffons et monté encore par deux |>ersonnes: un oiseau (pii parait être un épervier remonte sur les ailes des grillons comme pour alh'r à la rencontre des deux personnes. Nous reviendi'ons sur le sens de ces deux scènes.

Ce (pii importe pour le thème du sacrifice et celui du culte des morts, (pie nous ne séparerons pas ici ])our ne pas morceler la d(»scription (l'un monument aussi remarquable, ce sont les deux grands panneaux latéraux, dans le s(mis de la longU(»ur. L'un d'eux ne représente (ju'une seide scène, et c'est une scène de sacrifice. Tout converge vers l.i droite». Nous coinnuMiçons donc par la gauche. Trois coui)les de femmes [lUi' , reccmnaissahles à la couleur blanc-crème qui mar([ue leur p(\nu, vêtues de longues tuniques, les pieds nus; le haut du corps manque, mais on voit encore l<*s mains de la première cpii sont basses et (lirigées en avant, connue pour offrir ce qui est devant elles. V\\ homme \b\, dont la chair est rouge foncé (1), revêtu d'un«^ tuni(|ur coïirte, joue de la doubh» llùte (pi'il tient des deux mains: sa coiffure est séparée en deux longues tresses. \\\ taureau ligotfê u ) est couché sur une table à «pialre pieds (</), dont ou ne voit (jue les d(»ux |)reiniers, sehm la règle ancienne de perspective; son oil esf ouvert, mais sa tète est ramenée en arrièr(\ et il semble bien que le

(1) En verUi dune iv^^le j;«'n»'iale. les l'emmcN sont peintes dans une lonalilé hianehi' un peu jaunr, les hommes dans une leinle rou;-»' bii<|ue. «omme en KiiVple. Dans les eroquis ahsolumenl seliémaliqu«s pivsenlés iei, Ions les peisonna;i.sonl el«' dessims environ un lieis plus ;;iaud> qu'ils ne devraient Itlre en nalil»'.

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