‹ La Crète ancienne [microform]Chapitre 44 sur 60 · Vasf ..-n sf.-alife de Hagia Tiiada (..i • «J-apprs · texte numérisé non relu

Vasf ..-n sf.-alife de Hagia Tiiada (..i • «J-apprs

Can.Jie. - 2. (M.alon de la h:.giie rfor d^ .M>cH.n*>ii; t|-a|.rcJ /î.r. an

,,-, jii'niî.iu,-.

U RELIGION

épaules. Elle lieiitilans la main droite la tôte (riui serpent qui remonte le lon^- du bras, descend de l'autre côte de Tépaule, contourne les hanches, remonte et redescend de manière à ce que la queue vienne aboutir dans la main gauche de la déesse. Deux serpents entrelacés forment sa ceinture; la tête de Tun est devant le corps et sa queue au tour de 1 oreille droite: la tête du troisième se dresse au-dessus de h tiare (voy. pi. VI, 3).

Une autre statuette, volivc celle-là, n'a plus de tête. Elle porte une ceinture à double bourrelet, une robe à volants; les cheveux descendent jusqu'au-dessous de la taille; même corset, même décolletage ; elle brandit de la main droite un serpent la queue en haut ; la main gauche manque; ce qui reste a 0'",20 de hauteur.

Une troisième statuette, très incomplète, ressemble plutôt à la statuette votive, quoique la robe et le tablier soient semblables à ceux de la déesse. De plus on a trouvé au même lieu des robes votives (1) et des ceintures ; une de ces robes ( titi-. V6) est peinte de crocus dans le style des champs de lotus égyptiens.

Dans toutes ces statuettes, iM. Dussaud (2) ne veut voir que des personnes du même ordre; ce seraient toutes des magiciennes ou '''^- ^^-'^'ap^èsûs^, ix,iiiî.r,N. des charmeuses de serpents. Il ne refuse pas de voir une déesse au serpent dans Fidole de (iournia, terminée en cylindre (fjg. i7), mais il ne peut reconnaître une déesse en cette personne à la toiletle re^ cherchée, dans la dernière mode de la Cour de Cnosse. L'argument ne porte pas, puisque nous avons vu une déesse — la plus authentique — dans un coslume analogue, les seins nus avec la riche jui>e à volants. Le principe de rarchaïsmc en matière de culte n'a pas toujours dominé; il a été souvent combattu par le désir de faire bénélicier les images divines de tous les progrès de Fart.

C'est ce qu'on a vu en Grèce, et tant d'analogies entre l'art crétois

(1) Ce sont bien des robes votives, et non des pièces de i)oupées destinées à être montées dans la forme des statuettes précédentes, car elles sont plates, ne devaient pas avoir de cou et sont percées pour être suspendues (contre M. Dussaud).

(2) « La rudesse, la grossièreté de facture, legs de l'époque antérieure, sont la caractéristique obligée, parce (|ue rituelle, des idoles Cretoises. On ne peut hésiter à en écarter la magicienne ou charmeuse de ser[)ents du palais de Knosse qui est traitée avec une précision minutieuse et l'art le plus délicat » (Questions mycéniennes, p. 29).

t iirMiiiiiuffnit

LA CMKTK ANCIKNM:.

ïiS. i7. — D'après DissAiD, <^uest. mycén., fig. :>.

et Tari grec nous autorisent bien à faire ce rapprochement, sauf à

heurter un canon parfaitement arbitraire, sur rimmutabilité absolue du culte. Et ne pourrait-on pas dire plutôt, en tenant compte aussi des fétiches trouvés par M. Evans dans un sanctuaire de très basse époque minoenne, que la décadence s'est éprise des formes grossières anciennes et les a reproduites par un archaïsme voulu?

Quoi qu'il en soit, ce qui parait décisif en faveur de M. Evans, c'est l'analogie entre ce groupe et celui de la petite chapelle. Le serpent sur la tête, comme Vurceus égyptien, peut très bien marquer une pénétration de la divinité dans la forme humaine; tandis que le simple maniement du serpent peut être un symbole du culte allèrent et proportionné. Le serpent et la colombe sont sur la tète de la déesse, le serpent et la colombe sont aussi dans les mains de leurs adorateurs.

Ces faits nous pei mettent de résoudre par une distinction la question tranchée par M. Karo dans le sens de la négative : on ne trouve pas chez les Cretois d'images humaines pour le culte (1). Cela est vrai, s'il s'agit du culte public dans les grandes cérémonies officielles, puisqu on n a retrouvé aucune idole assez grande pour y figurer convenablement. Mais cela n'est pas exact du culte rendu dans les petits sanctuaires, culte très réduit à la vérité, et consistant probablement en simples libations ou offrandes, peut-être avec parfums ou encens.

Nous arrivons enfin aux petites statuettes trouvées dans les tombeaux. C'est de beaucoup le plus grand nombre. Très souvent on les regarde toutes comme des idoles, sauf à reculer dans certains cas particuliers, comme le fait M. Pcrrot à propos de certain joueur de flûte et d'un joueur de harpe, d'origine évidemment cycladiquc ; encore suppose-t-il qu'ils étaient dans la tombe pour honorer la déesse par leurs chants (2). Mais si les sanctuaires eux-mêmes nous ont oflcrt des statuettes votives, on peut bien supposer que toutes celles qu'on trouve dans les tombes ne sont pas des divinités. M. Perrot allègue deux raisons pour y voir des idoles. La sculpture est un art si difficile que les premiers hommes ne s'y seraient pas attaqués sans l'impulsion

(1) Karo, /. cit., p. 155 : }reiischenyestnU('te hnltbildrr fehlen. Nous nous sommes déjà inscrit en faux contre deux autres conclusions jîéuérales de ce savant : les formes purement archaïques et grossières des images, la forme purement humaine des grands dieux.

(2J Histoire de l'art..., t. Vl, p. 7G2.

LA HKLKIION.

cUi sentiment le plus puissant, le sentiment religieux. En outre, ces statuettes, le plus ordinairement féminines, ne sont pas le portrait du défunt; ce sont donc ses idoles destinées à l'accompagner, à le préserver de tous périls dans le monde de la tombe. Ces raisons prouvent bien que les tombes doivent contenir des idoles. Mais, à supposer que la sculpture soit née du sentiment religieux, il faudrait savoir quel était Tobjet immédiat de ce sentiment. N'étaitce pas aussi par religion pour le mort (ju'on souhaitait lui donner des compagnons et des serviteurs? et ces personnes, qui ne sont pas le portrait du défunt, ne peuvent-elles être les compagnes de sa vie nou- f" velle, qu'on s'est

représentée r-^i

Hg. »S. - hloics ncoIiihiMues. 1-5, Coossos, d'après ties cro.|uis prisan inus.'c de Ca.Hlie; 0, liuiiriiic mai;dalcnienno de Laugoric, (ra,)r..s M«M;rii.i.KT, Musre in-vlnslorique , w âiy \ terre «inle égyptienne archaïque, d'après (:apa.;t, Lrs rléOuts dr l'art.... lijj. ,i3: «, terre c'uilc' nèoli- Ihique de l'haeslos, d'après Mosso..., .SVart di Lrctn, lifr. iVX

le plus souvent assez semblable à la vie présente? Et que font là les statuettes d'animaux, si elles ne l'aident encore à se livrer à ses occupations favorites? Il faut donc se garder ici de toute théorie trop exclusive. Les tombes ont du renfermer des idoles; elles ont aussi renfermé d'autres personnes. Il faudrait pouvoir distinguer d'après les gestes, les costumes ou les attributs, mais cela est le plus souvent très malaisé.

Si l'on admet la pérennité des traditions religieuses, on raisonnera volontiers d'après des exemples beaucoup plus récents, beaucoup plus clairs aussi. Dans la nécropole de Myiina, si riche en statuettes de terre cuite, les divinités forment à peu près le quart des figurines; MM. E. Pottier et S. Kcinach les divisent en trois groupes : les divi-

LA (:i{i:ti: a.ncikn.m:.

Kiff. î7. — D'apns l)i s

et l'art grec nous autorisent bien à faire ce ra[)i»:oclienienl, sauf à

heurter un canon parfaitement arbitraire, sur l'ininiutabilité absolue (Ui culte. Kt ne pourrait-on pas <lire plutôt, en tenant compte aussi des fétiches trouvés par M. Kvans dans un sanctuaire de très basse époque minoenne, <pie la décadence s'est é[>rise des formes grossières anciennes et les a reproduites par un archaïsme voulu?

Quoi (prit en soit, ce qui parait décisif en faveur de M. Evans, c'est l'analogir entre ce groupe et celui de la petite chapelle. Le serpent sur la tète, comme Vur.rns éicypiien, i)eut très bien marcpu'r une pénétration de la divinité dans la l'orme humaine: tandis (pie le simple maniement du serpt'ntpeut être un symbole du culte allèrent et proportionné. Le serpent et la colombe sont sur la tête de la déesse, le serpent et la colombe sont aussi dans les mains de leurs adorateurs.

Os laits nous permettent de résoudre par une distinction la cpiestion tranchée par M. Karo dans le sens de la négative» : on ne trouve pas chez les Cretois d'images humaines pour le culte I . Cela est vrai, s'il s'agit du culte publie dans les grandes cérémonies officielles, puisipf on n'a retrouvé aucune id(de assez grande »M»ur v fisjunu' eonvenablement. Mais cela n'est |>as exaet du culte rendu dans les petits sanctuaires, culte très réduit à la vérité, et consistant prob.djlement en simples libations ou ollVandes, peut-être avec parfums ou encens.

Nous arrivons enlin auv petites slatueth's trouvées dans les tombeaux. C'est de beaucoup le plus grand nombre. Très souvent on les regarde toutes comme des idoles, sauf à reculer dans certains cas particuliers, comme le fait M. Perrot à pn.pos de ceitain joueur de tlùte et d'un joueur de harpe, d'origine évidemment cycladicpie; «Mieorc suppose-t-il qu'ils étaient dans la tombe pour honorer la déesse par leurs chants (-2). Mais si les sanctuaires eux-mêmes nous ont offert des statuettes votives, on peut bien supposer cpie toutes celles qu'on trouve dans les tombes ne sont pas des di\inités. M. Perrol allègue deux raisons pour y voir des idoles. La sculpture est un art si difficile que les premiers houiines ne s'y seraient pas attaqués sans l'inqudsion

(I) K\i;o, /. (il., |.. i:,:, : Mnischrinivalalhlc hnf/hiltl, r /chleii. Nous nous soimms d«'j,i iusciil «'u lau\ ronln* doux aulrrs conclusions ;««MHMaI«'s de co sa\anl : U's formes pureinenl aixliaïques ri «;rossirrcs des iniaj^es, la («nine puiiinent liuuiaine des j^rands dieux.

{2) Jlislotra tlv l'art.... l. VI, \k 7«i2.

LA KKLK.luN.

<ln seFdiment le |dus puissant, le sentiment religieux. Ln outre, ces stalueltes, le i>lus ordinairement féminines, ne sont pas le portrait du défunt: ce sont donc ses idoles destinées à Taccompagnei', à le préserver de tous périls dans le monde de la tombe. Ces rais<ms prouvent l>ien (pie les tombes doivent Contenir des idoles. Mais, à supposer que la sculpture soit née» du sentiment religieux, il faudrait savoir cpiel était ToJ jet immédiat de ce sentiment. N'étail ce [n\s aussi par religion pour le moi qu'on souhaitait lui donner des com- |>agnons et des serviteurs? et ces personnes, qui ne S(»nt pas le portrait du défunt, ne peuvent-elles être les compagnes de sa vie nouvelle, (ju'on s'est

représentée r-^f\

I IK. is. M„,cs nroliihi,,u,.>. r;i. (;n.,sso>, .l'.p.vs .les no.,uis prisa.. srr ,1.' Can.iie: .i, 1^,.-

nuL. n.a.:;,lalrn.rn...- .1,. Lumnic, «Papn-s M...;....kt. Musrr ,,rr/usforhp,r. xv iiM- V U-nc ru.h. ...vHM.nn.. a,vl.a.,p,... .P.p.vs C.p.kt. /.-. .ir,,„,s ,/. f.r,.... li,. ,,:i: n, In.v .'nllJ nn.li, MM<|U<'«h« l'harslo., (l'apros Mussi Sr^n'i >li l rrla. 11-. M«>.

le plus souvent assez semblable à la \ir. jirésente? Kt que font là les statuettes d'animaux, si elles ne Taident encore à se livrera SCS occupations favorites? Il faut donc se garder ici de toute théorie trop exclusive. Les tombes ont dn renfermer des idoles; elles ont aussi renfermé d'autres personnes. Il faudrait pouvoir distinguer d'après les gestes, les costumes ou les attributs, mais cela est le plus souvent très malaisé.

Si l'on admet la pérennité des traditions religieuses, on raisonnera volontiers d'après des exemples beaucoup plus récents, beaucoup plus clairs aussi. Dans la néeropole de Myiina, si riche en statuettes de terre cuite, les divinités forment à peu près le (piarl des figurines; MM. i:. l»otlicr et S. Keinach les divisent en trois groupes : les divi^

LA CKÈTE ANCIENNE

ni tés, les sujets familiers ou comi(|ues, les sujets funéraires (1). Il faut sans doute exclure de l'antiquité les sujets comi((ues, mais il y a un accord frappant quant à la divinité représentée. A Myrina, Aphrodite parait cent quatrevingt-onze fois, Éros cent dix-sept fois, Niké, comme forme féminine de Tamour, trente-quatre fois ; après cela on reucontre Dionysos quatorze fois, Apollon deux fois, Athéna deux fois, mais jamais Zeus, ni Poséidon, ni Ares... De la collection mycénienne du musée d'Athènes, M. Perrot a pu écrire : « Il n'y a que deux ligures où j'ai cru reconnaître, et encore n'en suis-je pas très sih*, les attributs de la virilité (2). » Et on pourrait en dire autant du musée de Candie, n'était la collection de Petsofà, où ligurent beaucoup d'hommes; mais absolument rien n'autorise à les prendre pour des divinités.

C'est donc presque uniquement, sinon uni(iucment, la femme qui accompagnait le défunt dans sa tombe. Pourtant toutes les statuettes de femmes ne sont pas des déesses ; on peut y supposer des pleureuses. 11 ne faut même point se luVter de nommer la déesse de la fécondité parce qu'une femme ramène les mains sur ses seins, puisque c'est aussi le geste des hommes de Petsofà (cf. lig. 5->). La nudité est peutêtre l'apanage dos déesses; nous avons cependant vu qu'elles pou- Ci) nuUetia de Correspondance fie Uê nique, t. IX (1885), p. 1G6 : « 11 nous a paru que les stalueltes avaient pu servir parfois à décorer les demeures des vivants avant d'être ensevelies dans celles des morts ou du moins qu'elles avaient dû souvent être fabriquées comme simples ex-voto relijçieux, sans destination particulièrement funéraire ». (2) Histoire dv l'art..., I. VI, p. 7ii.

Kii;. \9. — N" 1-7, tigurincs égjpliennes primitives, «l'apns dk Mokgan, Rvcherc/ies..., Il, |».:i5; n"«8-lt, ligurincs Cretoises, d'après Haliuiekk, Memnrie..., XXI, i;h>5. |»I. xt, lig. in: iv i:i, idole cananéenne archaïque ;ir- IG, amulettear chaïque de Troie; n' 17, représentation i'cininincde repo«|ue du hronzesur un rochergravéde Vendée, d'après Compt.

nwf. Acad. Infar- et li.-L.. VMA. p. I4.\ tia. 7.

LA UELICION

vaient èlre vêtues. Pour tout dire, le classement de ces figurines n'est point encore opéré et ne pourra sans doute pas l'être avant lon^-temps(l).

Nous indiquons seulement ici quelques-uns des types les plus caractéristiques, en suivant l'ordre du temps. A la période sub-néolithique, avec les petites haches en pierre polie, la poterie grossière incisée, de petites idoles féminines. Ce sont des torses en terre cuite noire, une en marbre. Elles n'ont souvent ni bras ni pieds; le sexe est indiqué par les seins.

Ce dépôt vient de Cnossos (fig. 48).

Dans la très antique tholos de IFagia Triada (iMinoen ancien IIj,

Fig. tkh — Diagrammes pris au musée d'Athènes.

Fig. :ii.

D'après des croquis pris au mnsi'o do Candie.

M. Ilalbherr a recueilli de petites slatuetles en terre cuite, dont quelques-unes ont la tète pointue et la barbe en pointe (2). Klles ressemblent étonnamment à d'assez minnscuh^s

^1) rnjîesle très clair, la main devanlles veux pour éviter l'éclat de la lumière divine, est celui de la staf uelte de bronze dite la bayadère de Kerlin (Pf.uhoi, Histoire.... Vï, lis. -îiî) s.) ; nous n'hésiterions pas à attribuer à la Crèle cet objet d'origine inconnue. Il sufTirait d'ailleurs, pour s'en

^ ^ , . , . .. . ^^♦'"^•'^'"«^'•«''J^ co.nparer les représenlations qne„ donne

M. Perrol a une slaluelle en bron/.e de Hagia Triada, ligurée dans Mosso, iLurMnni Scan di rretn,i\». :>«. «"/•>/"//«...

(2) Memorie dcl H. Istifuto lombardo. t. XXÏ, pi. xi. cf. les n- 8-14 de la fi«. 49.

Fig. :i». — D'après une photographie.

LA <:iu:ii: \.n<:ik\\k

LA ULLKilo.N

if^\»!C^

nitrs, les sujets familiers ou comii|ucs, les sujets liiuéiaires (1^. Il Liut sans doute exclure île ranliquilr les sujets romi<|ues, mais il y a un accoi'tl iVappant (|uaut à la ilivinilé représentée. A Myrina, AphnMlite parait eent cpialrcviui^'t-onze fois, Kros cent dix-sept lois, iNiké, comme forme lëminine de l'amour, trente-<iuatre fois; après cela on rencontre Dionysos quatorze fois, Apollon deux fois, Athéna deux fois, mais jamais Zeus, ni Poséidon, ni Ares... De la collection mvcénieime du musée d'Athènes, M. Perrot a i)U écrin' : « Il n'v a (jue deux li,i:uresoù j'ai cru reconnaître, et encore n'en suis-je pas très sûr, les attributs de la virilité ;i . • VA on pourrait en dire aniant du musée di- (Candie, n'était la collection de Petsofà, où lii;urent beaucoup d'hommes; mais absolument rien n'autoi ise à les prendre [)our des divinités.

(Test donc pres(jue uni(juen)enl, sinon uni(piement. la femme (pii accompagnait b' défiinl dans sa tombe. Pourtant tontes les statncltes de lemmes ne sont pas des déesses; on peut y supposer des [)leuieuses. Il ne faut même point se hâter de nommer la déesse de la fécondité parce qu'une femme ramène les mains sur ses seins, puisque c'est aussi le geste des hommes de PetsolVi cf. 11-. Wl . La nudité es( pculètre l'apanage des déesses; nous avons ct'pendani vu «prelles pou-

(1 lliiUi'liii fie ( «n-rrs/tnnd((,icr hrllritii/iiv. I. L\ (1.sh:h. |.. HWi : ., \\ ijoiin a |»ani (|ue l»'s slaliirUt'S avaient pu servir |>arfois à drrorer les tleiiieuie> des vivants avant drirr en- >evelies dans relies des morts on du moins quelles avaient du st)uvenlèlre lahriqnres comme sim|des e\-Vôlo reli^'ieux, sans dolination parliculiéiement lunéraiie ... '») Histoire </<• IdiL.., I. VI. |». Tii.

Fif,'. V.). — > - 17, ligurines « ,i;>|iii«'nius piiiniliv.s. .l'apn-s ni Mitn«;AN, Itrrhvr- Chr.s.... II. |...V>; ii 'S-IV, lij^mim-s rléhtisfs. «r;(prts liAi.i-.nKi-.i;, Mr„iu/n'..., \\l. l'N»:.. pi. M, li-. -27: Il i:., idole e:i iiaiiceniicaniiaiqiif; n- io, amuUllrar rlian|U(' d«' Iroir; n 17, rcproseiilalioii l«MiiiiiiH' <I«' rrpMiph' <|ii l>nMi/osin- un luclicri'ijtvrtlr Vciidic.craprès t'om/tt.

nnil. .\>;t,l. l„s ,-. ri II. l.. p»o'i. |». | ',:,. lin. '.

valent élre vêtues. Pour b)ut dire, le classement de ces ligurines n'est point encore opéré et ne pourra sans doute pas l'être avani longtemps 1 .

Nous indiipions seulement ici quelques-uns des lypes les i)lns caractéristiques, en suivaid l'ordre du femps. A la période sid)-iiéolilhi(jue, avec les petites haches en pierre poli(», la |>olei'ie grossière incisée , de petites idoles féminines. Ce sont des torses en terre cuite noire, une en marbre. Elles n'ont sou v< Mil ni bras ni pieds; le sexe est indicpié par les seins.

Ce dépôt vient de Cnossos (lig. V8 . Dans la très antique Ihoh^s de lïagia Triada (Minoen ancien Ih,

Fii;. ;h». - niam'amines pris :ni iniistM' tlAlliciie

lii,'. .M. D'apivsdcs en>(|iiis pris nii niiisi'c de Caiiilic.

M. Ilalbherr a recueilli de p<'li(es slaluclh^s en lei IV cuite, don! (piclqucs-nnes onl la léle poinliu' et la barbe en pointe ri). Klles ressemblenl étonnammeni à d'assez minuscules

l> I M Sieste très clair, la main d.'vanl les >cux pour rvi ««Tleclal di' la lumière divine, est nhii de laslaluellede lMonz,.ditelalia>adère de lîerlin (l>i:i:i:„r. //i.'ifoin.... VI. Ii«. .'{îî» s.); nous n'Iirsilerions pas à allrilmer à la (rèlr cet «dijet d origine iiieonnue. l\ surtirail d ailleurs, pour s',.»

M. Perrol a une slatuell.. en iiron/r de Ua^ia Triada. (i.mnv. <lans Mosso. l'snnMon,

Si lin ili Cnln, lij;. '»(».

M Mi'inorii' ilil li. Islihitn hmhnnln. l XXI, pi m. {'{. N-s „ ,s-i4 de la lii... i«i.

ri;,'. .*i». — D'apii's iiiic pliol..- Krapliic.

IH

LA CRKTE ANCIENNE.

Fiî,'. :i3.

D'apivs une plmlo- ^rapliie.

statuettes trouvées en Ég-ypte (u"'* 1-7 de la %. Ï9) par M. de Mort;an

et M. FI. Pétrie, et attribiires par ou\ à la race qui a précédé les Égyptiens pharaoniques dans la vallée du Nil (1).

Viennent ensuite (Minoen ancien III) les idoles dites Cycladiques (iiii. 50), en marbre, tyj)o déjà bien connu par la riche collection du musée national d'Athènes, et provenant d'Amorg-os, de Paros(2), de Syros, etc. Dans la collection d'Amorgos, quelques-unes sont masculines. Celles de Crète sont féminines, le sexe étant Ibrtenient accentué par les seins et les parties génitales. Quelquefois les bras et les jambes n'étaient pas ligures; d'autres fois les bras sont croisés sur la poitrine bien au-dessous des seins. In grand nombre de ces figurines provient de la nécropole de Saint-Onuphre, près de Phaestos (fig. 51 ). A noter un pot de terre cuite en forme de femme, peut-être prototype de la déesse aux serpents.

Le minoen moyen 1 est caractérisé par le dépôt de Pctsofà. Les hommes sont nombreux, reconnaissables à la gaine qui enferme les parties viriles (lig. 52). Les femmes ont des chapeaux à rebords très avancés sur le devant, qu'on a pu rattacher à certaines modes modernes (fig. 53). Les époques qui suivent sont représentées moins richement dans les tombeaux. Il semble que les figurines sont plus velues, ou du moins que le vêtement se détache plus richement. On peut citer dans ce sens l'extraordinaire figurine trouvée par M. Pariboni à Phaestos (3). Tout

(1) De Mor<;\n, Recherches sur les origines de VÊfjyple, (. IF, p. .V.>. Les nombreuses n*férencesaux divers méinr>ires d»« Pétrie ont été récemment groupées dans rexccllent ouvrage de Cai'aut, Les débuts de Varl en f.gypte: cf. surtout p. 21 ss., I."i0 ss.

(2) Paros est particulièrement riche |)our la forme en boîte à violon (lig. r.o, à droilei. {•\) Monnmenli..,, XIV, c. 725. Hauleur 0'",375.

Yv^. :>». — D'après Monutnenti...^ XIV. col. 7i:i, lig. i4.

LA HELIGION

son corps, qui, au-dessous des seins, n'est guère qu'un cylindre très allongé, est garni de petites protubérances qu'on prendrait volontiers pour des mamelles (fig. SV). Cependant M. Paribeni refuse d'y reconnaître une idole tS/.ù- :i.a(7T:;. Ces protubérances sont plutôt un ornement à la faron de certains vases de Kamarès, à la fois polychromes et décorés à la barbotine.

Le minoen récent, qui touche au mycénien, a fourni en Crète de petites figurines semblables à celles du continent (fig. 55). Les robes et les colliers sont figurés par des raies de couleur brune sur fond jaunAtre; les nez proéminents et les bras coupés donnent à ces petites figurines une vague ressemblance avec des oiseaux. Le sexe féminin domine absolument, s'il n'est pas seul représenté.

Fig. 5.%. — Figurine d'une tombe de .\auplie. ('.nxiiiis pris au musée (rAllicnes.

Page 1