‹ La criminalité juvénile et les récidivistesChapitre 20 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

[. — Dans les prisons, la plupart des récidivistes sont des hommes jeunes qui ont débuté dès la puberté ou dès l'enfance dans le crime. Si nous étudions ces récidivistes, nous voyons que leur nombre va grandissant parallèlement à l'augmentation dounée de la criminalité juvénile. C'est dire que cette criminalité juvénile est fonction de la récidive.

II. — Les récidivistes ne sont pas créés de toutes pièces par l’évolution dans un milieu social taré et gangrené. La constitution psychique et physique est un facteur individuel qui joue un rôle important.

HIT. — Cette constitution dérive d’une hérédité particulièrement chargée et d’une intoxication alcoolique héréditaire et personnelle.

IV. — Au point de vue physique, ils sont porteurs de nombreux signes de dégénérescence et présentent une insensibilité à la douleur remarquable.

V.— Au point de vue psychique, on remarque de l’anesthésie du sens moral ; ce sont des débiles moraux. [| n'y a pas concordance entre le développement des facultés intellectuelles et des facultés

morales.

VI. — Pour la plupart, et suivant le degré de l'altération psychique que nous venons de signaler, ce sont des incorrigibles fatalement voués à une carrière antisociale. La société ne peut se défendre contre eux, qu’en les traitant comme des infirmes cérébraux et en les séparant d'une facon définitive du milieu

social.

Le Président de la Thèse, A. LACASSAGNE Vu:

Le Doyen, HUGOUNENQ

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