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pharmacien puis dans des cafés, ne restant Jamais plus de six mois dans chaque place. Entin, à dix-huit ans, il est condamné pour la première fois pour vol à l'étalage. Trois mois après nouvelle condamnation pour vol. Bref, en deux ans il est condamné cinq fois; c'est à peine s'il sort de prison pour y rentrer de nouveau.
Ilest brachycéphale mais pas d'autres signes de dégénérescence. Il est actuellement porteur d'abcès parotidiens et d'accidents syphilitiques secondaires.
OBSERVATION II
Taille EN NELLR DA Longueur . . 125 Envergure. . 1775 \ ca \ Largeur 16,1 Bu a it rss Pen Bizygomatique 13,6 Oreille droite. 54 Pied'sautche ee 26,6 Medius gauche . . 1432 Auriculaire gauche 8,8 Coudée gauche . . 46
H..., 30 ans, purge à la prison Saint-Paul sa quarantième condamnation. Le père est mort, il n'était pas alcoolique ; la mère est morte à l'âge de 45 ans, à la suite d’une longue maladie. Il a un frère et une sœur en bonne santé. Il était le cadet de quatre enfants dont un est mort. Dans son enfance il n’a pas eu de convulsions et n’a pas eu de crises depuis ; à l’âge de onze ans, il eut une forte fièvre typhoïde pour laquelle il garda le lit pendant quatre mois.
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Pas d'autre maladie; pas de syphilis. I boit beaucouj) de vin, il est souvent ivre : il ne serait pas méchant lorsqu'il a bu. Il a féquenté l’école jusqu’à l’âge de quinze ans et a son certificat d’études.
À quatorze ans, nous dit-il il, avait été déjà arrêté deux fois pour voletrendu à ses parents ; il avait d’ailleurs volé plusieurs fois auparavant mais n'avait pas été arrêté. Au régiment il déserta et fut condamné à deux ans de prison. Depuis environ dix ans, racontet-il, il ne reste jamais plus de trois ou quatre mois hors de prison. Il est condamné pour vols, coups et blessures, vagabondage, pèche en temps prohibé, etc.
Bref, depuis l’âge d'environ douze ou treize ans, il n'a pas cessé de commettre des actes délictueux. Dans tout cela, une seule chose le gène : «s’il retombe encore un coup » — ce sont ses propres paroles — «il va aller se laver les pieds » ce qui signifie qu’il sera condamné à la relégation. Comme on lui dit : « Il ne faut pas retomber, » il répond: « Ce n’est pas facile. »
Au point de vue physique, on note une asymétrie considérable de la face et du crâne: la bosse pariétale droite est beaucoup plus développée que la gauche : les rides frontales sont très accusées. Les lobes aurieulaires sont adhérents ; la voûte palatine ogi vale ; les dents volumineuses. Tout le corps est couvert de tatouages faits à la prison militaire et représentants pour la plupart des femmes ; deux inscriptions: «Mort aux vaches » et « Vengeance » au-dessus
d'un poignard.
OBSERVATION II
LATE US NON À ut À + 0 Eongüenr 279466 Envergure. . Las à ga L'areur- 60e m5 DUSTE TAN OS ji Bizygomatique. 13,5 Oreille droite . 59 Pred/Bauche. 2 720.0 27 Médius gauche. . . 11,4 Auriculaire gauche. . 9.4 Coudée gauche. . . 46,3
P..., 17 ans, macon, né à Fontaine, était encore enfant lorsqu'il commença à voler. Le père, alcoolique, est mort. La mère estvivante.llétaitl’ainé de sept enfants dont tous les autres sont mortsen bas âge. Il a eu la fièvre typhoïde, il y a trois ou quatre ans. Il se plaint actuellement de céphalées et de maux de reins. [l a fréquenté l’école mais n'y travaillait pas. Arrêté encore enfant pour vol et vagabondage, il a été plusieurs fois rendu à ses parents puis mis dans une maison de correction d'où il sortit à quinze ans. On le plaça alors chez un marchand de marrons dont il vendit marrons et balances — première condamnation — quinze jours après sa sortie de prison, il brise des carreaux et vole une bouteille de rhum — deuxième condamnation. — Son troisième forfait est son chef-d'œuvre, aussi le raconte-t-il avec plus de détails que les autres : il avait remarqué qu'une voiture chargée de plomb passait journellement sur les
quais de la Saône et s'arrêtait toujours au même endroit, aidé par un de ses camarades, ils enlevaient chaque jour une certaine quantité de métal qu'ils jetaient dans la Saône, et se proposaient de repècher plus tard pour l'aller vendre. Ils avaient ainsi dérobé environ quinze cent kilos de plomb lorsqu'ils furent arrêtés. Il a été condamné à être remis en maison de correction, à fait appeletle |ugement a été confirmé; mais il affirme qu'il ne restera pas enfermé. A peine arrivé en prison, il grimpe à la fenêtre et se laisse volontairement tomber sur le gardien qui vient le faire descendre. Coût huit jours de cellule.
La tête et la face sont asymétriques ; les lobules auriculaires sont adhérents. Il a un léger varicocèle.
OBSERVATION IV
Taies 16050 SE Once Set :7 Envergure . 1763, | ga | Léroeurmesreul so Buste . . 0"85,7 } Ë } Bizygomatique. 13 | Oreille droite 6 Hiedoauche es 24,8 Médits saucher 0 10,8 Auriculaire gauche. . 8
Coudée gauche. ; 43,7
D..., 18 ans, a déjà trois condamnations. Son père ayant tué la mère — jalousie — est aux travaux forcés. Il y est colon et s’est remarié, il se trouve très bien là-bas et avait demandé à avoir ses enfants qui n'ont pas voulu y aller. Il a un frère et une sœur plus
agés que lui qui se conduisent bien. Il avait sept ans, lorsqu'un oncle qui l'avait élevé jusque-là mourut ; la tante étant morte quelques mois après il fut recueilli par des voisins. Il a fréquenté l’école jusqu'à douze ans et a son certificat d'études. Puis il a appris le métier de chaudronnier.
Pendant deux ans il travailla régulièrement et gagnait cent francs par mois. Il a eu vers neuf ou dix ans la fièvre scarlatine ; depuis une blennorragie, pas de chancre. Boit un peu de temps en temps. C'est vers l’âge de quatorze ans qu'il a commencé à se mal conduire. À quinze ans, il fut condamné pour la première fois pour vol, et en trois ans il a eu trois condamnations. La troisième fois, il a volé une bicyclette « j'avais envie d’une bicyclette, je l'ai prise ». IL va sortir de prison et a un pécule de dix-neuf francs. Il dit qu'il va se remettre au travail, mais ne paraît pas en être bien sûr. « Tu reviendras nous voir, lui dit-on ». — « C’esthbien possible. » Il ne se trouve pas plus mal en prison qu'ailleurs. Il se défend à peine d'avoir été souteneur.
Au poit de vue physique, c'est un brachycéphale, il est assez peu musclé et a un aspect enfantin. Sa face qui offre un prognatisme inférieur est frappée d'un certain degré de paralysie; lorsqu'il parle, la commissure droite se relève fortement. On note également un développement intense des canines. Sur le corps, rien de spécial si ce n’est un certain nombre de tatouages fait par des camarades il y a trois ans.
OBSERVATION V
ONE RE CO MM LonaueurT LRU S 7 Envergure. . 1279 | En \ EXP EUT RSR ET SE BUS 27-0209 pe | Bizygomatique. 14,2 MOréille droite "6,23 Predioanchemamaore 26 Médius gauche. . . 11,94 AURCUTAPENES, AIM 3,6 Coudée gauche. . . 46,2
B..., 20 àâns, sans profession, né à Lyon, a volé si souvent qu'il ne connait plus le nombre de ses méfaits. Le père et-la mère sont séparés ; le père, mécanicien, est alcoolique, la mère est bien portante. Il a perdu une sœur; un frêre, également mécanicien, n'a Jamais été condamné. Il a été incontinent jusqu à l’âge de deux ans; pas de érises. Fluxion de poitrine à dix ans ; une blennorragie, pas de syphilis. Il a,sété élevé chez une tante, à la campagne ; il était déjà maraudeur. Il a fréquenté l'école jusqu’à treize ans et sait lire et écrire. Il a {travaillé environ trois mois comme apprenti typographe.
A seize ans et demi, première condamnation pour vol de zinc. Trois ou quatre mois après sa sortie de prison, deuxième condamnation pour vol. Puis il est resté sept mois en liberté et a été recondamné pour vol de cuivre. Enfin, il vient d'être condamné encore pour vol à cinq ans d'interdiction de séjour. Il recon-
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nait d’ailleurs qu'il ne tardera pas à retourner à la prison Saint-Paul.
Il est tres tatoué, il porte sur le front l'inscription: « Enfant du malheur ». Il essaie de se détatouer en frottant la région avec du sel de cuisine. Tous les samedis, dit-1l, il s'énivre. La tête est très asymé-
triq ue.
La société ne peut cependant assister à sa gangrène progressive sans essayer de lutter. Elle en a non seulement le droit mais le devoir. Puisque les sujets qui nous intéressent ici sont incorrigibles, puisque les punitions n'ont sur eux aucun effet correctif, nous ne voyons qu'une facon d’endiguer le mal; ce serait de les séparer définitivement du milieu social dans lequel ils sont incapables de vivre.