‹ La criminologieChapitre 83 sur 98 · Idem, p · texte numérisé non relu

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Là plupart de ces vols sont d'ailleurs sans importance puisque les trois quarts des condamnés ont eu moins de huit jours de prison. M. Bodio pense que, sous le rapport des vols, les différences seraient moins grandes entre les États d'Europe si on pouvait calculer la facilité avec laquelle on dénonce et Ton poursuit les vols dans chaque pays.

Quant à la marche générale de la criminalité, Taccroissement a continué en Italie où la totalité des dénonciations pour crimes et délits qui avaient été de 357,430 en 1887 est montée à 511,682 en 1899, c'est-à-dire dans la proportion de 3 1/2 0/0 par an, pendant que la population ne s'accroît que dans la proportion de un pour 100 par an.

En Allemagne, les condamnés pour délits communs qui étaient de 309,720 en 1882, ont atteint, en 1899, le chiffre de 440,534 ; l'augmentation des infractions y a été presque le double de celle des habitants.

En Autriche, les condamnés pour crimes se sont accrus de 18,154 à 31,000 de 1865 à 1898; pour délits, de 202,193 à 306,007, de 1875 à 1898.

En Espagne, pour les crimes et délits communs, le mouvement progressif, qui avait continué jusqu'en 1890, parait s'être arrêté depuis ; la différence n'est pas très forte entre les chiffres moyens annuels de 1891-1895 (20,102), et de 1896-1899 (19,943).

Pour la France, nous avons déjà remarqué que la somme totale des crimes et délits, qui s'était toujours accrue de 1861 à 1895, a commencé, depuis, à diminuer sensiblement

En Angleterre et en Irlande, la décroissance de la criminalité est constante ; en Ecosse, il y a eu une légère augmentation dans les dernières années du xix« siècle.

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