‹ La crise comedie en quatre partiesChapitre 13 sur 48 · DESSOLES, JULIETTE · texte numérisé non relu

DESSOLES, JULIETTE

JULIETTE , entrant sans le regarder, du fond, à droite.

Vous avez beau dire, votre cocher est bien décidément une oie!

DESSOLES

Est-il possible?

JULIETTE , riant.

Comment! c’est vous?... Et qu’est-ce que vous avez fait de mon mari?

DESSOLES

Il est sorti pour prendre l’air.

JULIETTE

Prendre quoi?

DESSOLES

L’air, madame.

JULIETTE

Qu’il prenne. Je suis enchantée de vous voir seul un moment,

docteur. Asseyez-vous. (EUe ôte son chapeau et arrange ses cheveux devant

u glace.) Que vous semble de mon mari?... Est-il malade? et s’il n’est pas malade, qu’est-ce qu’il a?

DESSOLES

Votre mari ? Mais je ne sais. — Qu’est-ce qu’il a donc?

JULIETTE. Ils s’asseyent à gauche. Dessoles près de la cheminée, et Juliette près du bureau.

Je vous le demande. Concevez-vous un homme qui se promène la nuit dans sa chambre, comme un fou, — sans môme être habillé?...

DESSOLES, gravement.

L’avez-vous vu?

JULIETTE

Non... mais je l’ai entendu... c’est très-suffisant.

DESSOLES

11 est certain... qu’il a des bizarreries... et , à ce propos, pourmoi donc tient-il si fort à vendre votre villa... votre petit châ-

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