DESSOLES, JULIETTE
JULIETTE , entrant sans le regarder, du fond, à droite.
Vous avez beau dire, votre cocher est bien décidément une oie!
DESSOLES
Est-il possible?
JULIETTE , riant.
Comment! c’est vous?... Et qu’est-ce que vous avez fait de mon mari?
DESSOLES
Il est sorti pour prendre l’air.
JULIETTE
Prendre quoi?
DESSOLES
L’air, madame.
JULIETTE
Qu’il prenne. Je suis enchantée de vous voir seul un moment,
docteur. Asseyez-vous. (EUe ôte son chapeau et arrange ses cheveux devant
u glace.) Que vous semble de mon mari?... Est-il malade? et s’il n’est pas malade, qu’est-ce qu’il a?
DESSOLES
Votre mari ? Mais je ne sais. — Qu’est-ce qu’il a donc?
JULIETTE. Ils s’asseyent à gauche. Dessoles près de la cheminée, et Juliette près du bureau.
Je vous le demande. Concevez-vous un homme qui se promène la nuit dans sa chambre, comme un fou, — sans môme être habillé?...
DESSOLES, gravement.
L’avez-vous vu?
JULIETTE
Non... mais je l’ai entendu... c’est très-suffisant.
DESSOLES
11 est certain... qu’il a des bizarreries... et , à ce propos, pourmoi donc tient-il si fort à vendre votre villa... votre petit châ-