SCÈNE V
Les Mêmes, JULIETTE.*
JULIETTE) du fond.
Ah! vous éles tous deux de fiers paresseux !... Savez-vous que j’ai déjà fait deux lieues dans le parc, moi !
DE MARSAN, affectueux.
Et te voilà fraîche comme la rosée aussi , ma chère amie ! (n lui prend îa main.) Bonne Juliette !... Mais regarde-la donc, Pierre ! ne dirait-on pas une gracieuse allégorie du printemps ?
JULIETTE , avec une moue de dédain.
Oh ! mon Dieu ! que je déteste les tendresses publiques!... Et d’où vous vient donc ce matin ce visage épanoui, monsieur?... Qu eSt-Ce qu il y a donc dans CC journal? ( Montrant le journal imprimd quui tient à îa main.) Est-ce que vous êtes nommé quelque chose?
DE MARSAN
Du tout... au contraire... c’est-à-dire j’ai obtenu le congé que je demandais... Je suis si heureux, ma chère enfant, de me retrouver là avec toi , comme il y a dix ans !...
JULIETTE» Elle le regarde avec «me sorte d'étonnement; puis, se retournant vers Dessoles, elle lui demande sèchement.
Qu’estrce qu’il a?
DESSOLES
Il vous le dit , madame, il est heureux . . . ( Saluant. ) On le serait à moins.