IV. PARTIE, SCÈNE IV
auparavant.,. J’ai cru... oui, j’ai cru qu’il en voyait la trace!... C’était une fleur de lilas qui était tombée dans mes cheveux, et qu’il a ôtée... Pauvre enfant 1 (Elle essuie ses larmes.)
DESSOLES, suppliant,
Juliette, ma présence... mon amour, ne peuvent-ils éveiller chez vous que des pensées de douleur?
JULIETTE, pissant devant lui *.
Pardon... mais j’ai le cœur si plein... et à qui dirai-je cela, mon Dieu ! si je ne vous le dis pas'/... tenez, si vous pouvez un seul instant lire dans le désordre de mon esprit... je vous fera - , pitié... Je ne vis plus, je ne pense plus... il me semble que je fais un rêve terrible... et sans réveil. Je vois passer vaguement autour de moi des formes connues... autrefois, hélas! bien aimées!... mon mari... mes enfants... comme si j’étais déjà morte.., et dans un pays de visions lugubres... vengeresses!
DES SOLES) irrité ot contenu.
Madame... je no sais... que dois-je comprendre?... que voulez-vous de moi?... est-ce donc un adieu... un départ?
JULIETT E, vivement.
Non ! oh ! je n’ai pas dit cela I ...
DESSOLES) lui saisissant les mains.
Oïl ! pltlS dG larmes. (On entend marcher k gauche.)
JULIETTE^ au comble de l’effroi.
C’est le pas de mon... de monsieur de Marsan. (Dessoles incertain, hésitant, s’avance vers la porte de gauche; Juliette reprend.) Mais il vient, vous
dis-je !... par ici !... par ce cabinet — et par le salon !
DESSOLES) ressortant aussitôt du cabinet.
Impossible ! l’autre porte a été fermée en dehors!
JULIETTE
Mon Dieu ! (Lp repoussant du peste dans le cabinet de droite.) Restez la ! (Elle referme la porte, et vient rapidement se placer devant la cheminée : — elle lisse ses cheveux devant la glace, et s’assied à droite de la cheminée à l'instant où monsieur de Marsan entre à gauche, en prenant vivement son ouvrage dans la petite table.)