Dessole» , de Marsau , Juliette
S. Juliette. Desaoles au bureau.» De Maraan.
pour se gêner, après dix ans de ménage ! (euo dirige ver» u gu™
de la cheminée.
DESSOLES, fredonnant à demi-rolx.
Tra deri dera... tra la lal
JULIETTE, se retournant.
Eh ! bien, il ne se gène pas non plus, votre ami !.. Ah çà ! voyons, décidément, est-ce que cela vous contrarie que je sorte ce matin ?
DE MARSAN
Pas du tout. Vous faites bien de sortir, si cela vous amuse.
JULIETTE, devant la glace.
Si cela m’amuse ! voulez-vous faire croire que je m’amuse d’un rien, d’une visite ou d’une emplette?... Si je sors, c’est qu’il y a nécessité que je sorte. Je sais bien que les hommes seuls peuvent se permettre d’avoir des occupations sérieuses : mais moi, j’en ai — j’en ai, à moins toutefois que vous ne me commandiez de n’en pas avoir.
DE MARSAN
Pas le moins du monde !
JULIETTE
J’ensuis surprise, car vous devenez d’un fantasque 1
DE MARSAN
Fantasque, moi?
JULIETTE
A moins que ce ne soit moi ?
DE MARSAN
Oh ! ce n’est pas vous assurément... mais je ne puis m’empêcher de croire, parfois, que vous vous ennuyez.
JULIETTE , riant am&remsnt et allant prta du bureau * .
Que je m’ennuie est charmant! Entendez-vous, docteur? Dites-lui donc un peu que je suis la plus heureuse femme qu’il y ait.
DESSOLES, graTemeot.
Je vous regarde au contraire, madame, comme la plus illustre infortunée des temps modernes. Le lépreux de la cité d’Aoste