‹ La crise; comédie en trois actesChapitre 24 sur 68 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LARIZELLE.

Encore un bouilleur de crû?

BERNIER

Un protectionniste, qui préside une délégation industrielle du Nord. Ces messieurs sont partis de Lille hier à une heure, pour venir entretenir le Ministère de leurs doléances; à cinq heures, quand ils sont arrivés, il n'y avait plus de ministère. Ils ne savent à quel saint se vouer : ce monsieur veutles amener ici.

LARIZELLE.

Mais à nous, ça ! Très bon !

ANGÈLE

Je les recevrais, à votre place.

BERNIER

Sacreblea ! j'en aurai entendu parler dans ma vie, des souffrances de l'Agriculture !...

LARIZELLE.

Nous chaufferons ça au journal demain.

BERNIER, prenant son parti.

Allons!

Il s'assied à la grande table pour écrire, mais pas sur son fauteuil, sur une chaise placée de l'autre côté, de façon à tourner le dos à Angèle et à Larizelle. Celui-ci fait à Angèle toute une petite pantomime pour lui indiquer qu'il sort, qu il l'attend. Il insiste pour qu'elle vienne... Bernier sonne.

LARIZELLE, prenant enfin son chapeau.

Eh bien, je vais faire un tour à la Chambre, moi !...

LA

BBRNIER, )inier.

trop du budget, lier

LAUIZKLl.r..

Il sort. Angèle sort par la droite. Le domestique entre par le

tond.

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