SCÈNE VI
Les MÊMES, BERNIER, entrant par le fond.
En apercevant Larizelle en train de boire son verre d'eau, il a un mouvement de fureur instinctif.
TH1BOURDIAUX, s'éiançant entre Bernier et Larizelle. Du calme !
BERNIER, se maîtrisant soudain, haussant les épaules, d'un ton de mépris suprême.
Oh! Soyez donc tranquille! Quand un homme de mon caractère a repris possession de lui-même... (Posant son chapeau sur la table et défaisant ses gants.) Du reste, nous ne sommes plus ici que des plaideurs, attendant l'audience du tribunal! (Thibourdiaux veut parler. Bernier, lui coupant la parole, d'un ton sans réplique.) Ah ! Vous ! Assez !
ANGÈLE, à Thibourdiaux, le suppliant de se taire. Papa!
BERNIER, après un silence, à Larizelle, avec beaucoup de
dignité.
Je me suis déjà expliqué avec Madame... Quant à vous, Monsieur...
LARIZELLE, humble, piteux, des larmes dans la voix, balbutiant.
Moi?... Ah! c'est tout, tenez! Je me rends compte maintenant du mal que... Tout... tout ce que je peux faire pour... (Ne sachant que dire.) Voulez-vous une réparation par les armes?...
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THIBOURDI I inl Ltriielle et haussant les épau!
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BERNIBR, haussant les épaulas, avec une émotion profonde.
l'ar.-c que vou brisé ma vie, □
a quoi ça me servirait-il, de prendre la vôtre ?...(S'avapçant.) Voua m'avez enlevé la dernière oroyanoe qui mereslail en ce monde, Monsieur: l'amitié! Larixelle, ému, sa moache pour as pas pleurer. Bernierj continuant, t?ec amertume. Des camarades de vingl ans, qui avaienl lait leurs études ensemble, combattu L'Empire oôte-à-côte, condamnés sur le môme banc pour délits 'le i ' Interni - - tinte P
dans la môme cellule! Si ôtroitemenl unis dans notre conduite politique qu'oc nous en blaguait, lent'/! on nous appelai) à la Chambre le9 Inséparables ! Ou le surnommai! mon fidèle aohatel... ndain, défaillant, ^;i roii -<■ briee. Tiens, écoute, Gustave ! Tu n'i'S qu'une canaille !
LARiZBLLEj fondant in -
Mai-, mon vieux !...
BBRNIER, B'animant.
Kl tous les services que je t'ai rendus I... Depuis le jour du bachot, tiens, où je t'ai l'ait ta version, — jusqu'à hier encore, au journal, où .je donnais le
lupdefion à ton article!... amèrement.) Ce qu l'ai lait payer, ta copie I Va-t-en demander au commanditai] les pièces «î-- i >us distribu pour toi, dans ton élection de Sarthe-et-Loire 1 la pression sur le préfet, sur les maires! Qui -
le t. .ut . i p ... Ta famille, tiensl Jusqu'à 1,1 famille!... Ton cousin Paul. ce
fruil immode, hein î «!<' lui trouver