‹ La Crise CotonnièreChapitre 2 sur 53 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

sacrer un chapitre à l’étude de la décade qui nrécéda la guerre, époque que nous prendrons comme période de base, et que nous essaierons, d'autre part, d’éclaircir certains points, comme la nature de la consommation individuelle du coton.

Une première partie sera consacrée aux généralités et à l’histoire du coton.

Dans une deuxième partie, nous étudierons les causes de la crise.

La troisième et la quatrième partie se rapporteront à l’évolution de la situation, aux remèdes, et aux prévisions d’avenir.

IX. Il paraît indispensable, en vue de décharger le texte, de faire quelques remarques et de donner quelques précisions dès à présent, au sujet des statistiques employées.

Malgré les essais faits en vue d’unifier les statistiques, il existe toujours dans les procédés et les unités! employés pour dresser les tableaux de chaque pays, une diversité regrettable. Suivant l’origine, on risque de se trouver en présence de chiffres très discordants, c’est pourquoi nous avons utilisé, le plus souvent possible, les renseignements fournis par la « Fédération Internationale Cotonnière », qui, depuis de nombreuses années, recueille de façon identique, les données de ses documents.

Cependant, dans de nombreux cas, nous avons recouru à des statistiques d'origines différentes, aussi, convient-l de ne pas s'étonner de certaines contradictions apparentes,

1. Les unités de poids [es plus employées sont : la tonne, la livre, le cantar et la balle variable suivant les pays (on ramène généralement à la balle courante américaine de 478 Lhs de poids brut),les linters sont parfois comptés, parfois exclus, {les linters sont une sorte de duvet restant de la coque de la graine, après égrenage, ils sont extraits par une nouvelle opération et trouvent une utilisation spéciale dans la fabrication des feutres des pou-

dres, etc...) | Les unités de surface sont : l’acre, le feddan et l’hectare.

mais qui ne présentent aucun inconvénient, les comparaisons étant toujours faites à l’aide des mêmes sources.

D'autre part, en raison de la grande influence des conditions chmatiques sur les récoltes de coton, celles-ci peuvent varier considérablement d’une année à l’autre et même, parfois, d’un groupe d’années à un autre groupe d’années, entraînant une variation correspondante de prix, c’est pourquoi nous éliminerons ces variations annuelles dans les comparaisons que nous serons appelés à faire en ne considérant que les récoltes ou les prix fictifs donnés par la détermination des courbes de longue durée.

Enfin, pour terminer, rappelons que l’année cotonnière

commence le 12 août et se termine le 31 juillet.

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