POST-SCRIPTUM
raient pour faire monter le prince Polignac sur l’écha-
faud.
Les raisons que lord Palmerston a fait valoir jusqu’ici sont que le traité sauverait la Turquie du danger, et que la France s’y soumettrait.
Pour justifier les mesures actuelles, il devra dire que la France résistera, et qu’il y a danger pour la Turquie; de sorte que de toute nécessité, il amènera graduellement, et pour sa justification même, un projet de partage de la Turquie, avec exclusion de la France.
Après ce qui est arrivé, nous n’avons aucune raison de supposer qu’un tel avenir ou une telle immoralité ne soient bien calculés pour la nation anglaise. Il paraît cependant que quelques-uns des collègues de lord Palmerston commencent à s’alarmer et songent à l’arrêter dans sa route. Mais que peuvent-ils faire? le renvoyer? Le traité subsiste, et pèse sur l’Angleterre comme un lourd fardeau, entre les mains du ministre qui lui succédera, au milieu de complications qu’il ne pourra débrouiller, et ayant contre lui lord Palmerston dans l’opposition. Il n’y a de salut qu’en prouvant