POST-SCRIPTUM
25 septembre.
Depuis que ces pages ont été écrites, et pendant leur impression, j’ai appris les détails d’une négociation qui eut lieu entre la France et la Russie en i83o, et qui aboutit à un arrangement par lequel la France admettait la prise de possession de Constantinople par la Russie, et consentait à concourir aux mesures que la Russie devait prendre pour amener ce résultat.
La Russie ne devait, en aucune manière, procéder par des moyens violents; mais comme l’Empire turc tombait de lui-même en dissolution, la Russie ne devait aider à cette dissolution que peu à peu et d’une manière pacifique, c’est à-dire par une succession de traités.
La Prusse et l’Autriche devaient prendre part à cet arrangement. La France devait être protégée par la Russie contre la puissance maritime de l’Angleterre. On lui garantissait la possession des provinces rhénanes, avec Anvers et la Belgique. La Hollande devait garder le Luxembourg; la Prusse trouverait une compensation dans le Hanovre et dans tout ou partie de la Saxe; l’Autriche recevrait pour sa part les provinces turques sur le Danube.
Cette négociation fut révélée par le prince de Poli- <mac lui-même, lors de la révolution de Juillet, pour
prouver quii avait serviles intérêts de la France. On sait que des documents relatifs a cette affaire furent aiors jetés au feu par une personne dont le nom est distingué dans la diplomatie française, et qu’il jugeait qu’ils suffi-