‹ La Crise de l'ApprentissageChapitre 13 sur 25 · OX · texte numérisé non relu

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deux langues vivantes, dont le choix est déterminé par les besoins de la région, un cours de marchandises dirigé

aussi dans le sens des intérêts régionaux.

C'est ainsi que, dans plusieurs écoles, situées dans des centres viticoles, notamment à Agen et à Narbonne, le cours de marchandises comprend la chimie appliquée à l'étude des vins. Dans toutes les écoles, il existe un Bureau Commercial. Le professeur chargé de le diriger ne se borne pas des définitions ou à des nomenclatures; il fait passer sous les yeux des élèves des types et des modèles imprimés, employés dans le Commerce et la Banque : factures, notes de commissions, carnets de notes à souches, lettres de change, mandats, chèques, accepta-

tions de traîtes, endossements, aval, etc.

C'est au Bureau Commercial que se font les applications de la tenue des livres, la correspondance en français et en langue étrangère, les opérations de commerce, de banque, de courtage, de change, l'étude des monnaies étrangères.

Le Bureau Commercial constitue, en résumé, la partie

essentiellement pratique de l’enseignement commercial.

Les Ecoles Pratiques sont de plus en plus prospères et Je succès qu’elles obtiennent dépasse les espérances que

l'on aurait pu concevoir.

Nombre de villes demandent instamment à être dotées de ces écoles, en offrant de participer largement à leur

création, sans que les crédits mis à la disposition du

Ministère du Commerce permettent de leur donner satisfaction.

Ces écoles pratiques constituent, en quelque sorte, le degré primaire de l’enseignement professionnel.

A côté d'elles, il faut noter les écoies Nationales professionnelles d’Armentières, de Nantes, de Vierzon et de Noiron, qui correspondent au degré moyen; enfin, les Instituts Nationaux d’Aïts et Métiers, les Ecoles de Commerce et l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales qui correspondent à l’enseignement supérieur.

Il n'appartient pas au cadre restreint de cette étude d'examiner ces institutions; elles ne sont, d’ailleurs, pas à la portée du plus grand nombre : ce n’est qu'une minorité qui les fréquente. Elles sont destinées plutôt à la

formation des patrons qu'à celle des ouvriers.

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