‹ La crise de la certitudeChapitre 102 sur 104 · Rabier, Logique^ p · texte numérisé non relu

Rabier, Logique^ p

neure .

pothèses.

n'en sera pas moins une certitude absolue, excluant absolument tout doute raisonnable.

Enfin, ce que nous accorderons aussi à nos adversai- Large res, c'est que les cas ovi la certitude est atteinte dans aux^hyles sciences physiques, sont bien moins nombreux que dans les sciences mathématiques : ce qui donne à cellesci une plus grande proportion de thèses certaines. Presque toutes les thèses de l'arithmétique ou de la géométrie sont certaines ; tandis que le champ des parties plus ou moins hypothétiques est immense dans les sciences expérimentales.

On peut donc se défier d'une multitude de thèses communément admises, et qui ne sont au fond que des hypothèses plus ou moins vraisemblables et provisoires. Mais à côté de la quantité considérable de cette monnaie courante, qui n'est pas sans utilité, il faut savoir reconnaître le petit nombre de pièces d'or dont le titre et la valeur sont authentiques.

Et les savants eux-mêmes, nous dira-t-on, les prin- opinion

(les

ces de la science expérimentale, que pensent-ils de la savants. valeur et de la portée de leur science ? — Jusqu'ici les savants, même les plus modernes, ont été unanimes dans leur réponse : la science, disent-ils, se moque du scepticisme. «Quel est le savant qui ne se mettrait à rire, dit fort bien M. Fonsegrive ', si on lui soutenait sérieusement que les propositions de physique ou de chimie, qu'il a découvertes après tant de pénibles tâtonnements, ne sont que des suites de pensées tout intérieures et qui ne correspondent à rien, que l'oxygène ou le carbone, par exemple, ne sont rien en dehors de sa pensée, et que les éclipses de la lune ou de Vénus ne sont

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