‹ La crise de la science politique et le problème de la méthodeChapitre 8 sur 11 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

De l'état de la science politique, de la rareté des travaux, qu'elle suscite et du silence qui se fait autour d'elle, j'ai conclu à une crise de notre science.

De l'étude des causes de cet abandon, j'ai conclu que rien ne le justifiait.

De l'examen des circonstances que traversent les Etats modernes, j'ai conclu que les institutions politiques, que le mouvement démocratique tend à affaiblir et que les compétitions internationales exigeraient plus fortes, traversent^ elles aussi, une crise, et qu'une renaissance de la science politique est nécessaire, pour que la volonté et Tintelligence jouent leur rôle dans l'évolution des sociétés politiques.

De cette renaissance j'ai cherché le principe dans la détermination d'une méthode plus consciente de la nature et du but de cette science spéciale des institutions de l'État.

J'ai tâché alors de préciser les différentes méthodes suivant lesquelles, avec plus ou moins de rigueur, on a abordé les problèmes politiques. J'ai tâché de voir leurs mérites et leurs insuffisances.

Gardant de presque chacune quelque chose^ j'ai abouti à une méthode complexe.

Je ne me dissimule pas qu'une solution de ce genre a moins de chances de plaire qu'une solution intransigeante en faveur d'une méthode unique et rigide. Nos esprits se laissent plus facilement séduire par ce qui se présente avec le prestige de la simplicité, et il est plus facile aussi de présenter d'une façon brillante un système, qui repose sur une seule idée, que de faire saisir dans ses éléments divers une méthode composite.

Mais la simplicité ne devrait-elle pas, par elle-même^ être

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