FAUT-IL SE DÉFR0Q1 ER
âges, n'ont pas cessé de battre en brèche les formules étroites des orthodoxes de la synagogue tout en restant sous l'uniforme des soldats de l'Eglise. Et l'exemple de Lamennais, est là pour démontrer, comme au temps du premier concile de Jérusalem, que 1rs doctrines condamnées aujourd'hui par la tliénlngie officielle sont les vérités « infaillibles » de demain. Il suffil aux opinions d'être les vérités incontestées d'une époque, pour que sous l'action des individualités courageuses, la volonté de vivre contraigne l'Eglise à respecter toutes les idées ou à les l'aire entrer dans le Panthéon évolutionniste de ses dogmes.
S'ils ne s'en vont pas, ces prêtres affranchis augmentent le nombre des esprits libres du clergé ; ils peuvent contrebalancer l'influence des scribes étroits et des pharisiens fanatiques
Cet article fut discuté.
Après avoir reproduit sa conclusion, le Censeur (24 août 1907), par exemple, ajouta :
« Ce raisonnement ne vaut que pour 1rs prêtres encore croyants. Ceux-là songent-ils à se défroquer? Nous ne le croyons pas. Ils songent plutôt à se soumettre au pape.... et les conseils de M. Georges Russacq sont pour eux superflus.
Il reste les autres, ceux qui ne croient plus à rien de ce qui constitue le christianisme. M. Russacq nous répondra peut-être qu'ils sont bien peu nombreux. <nii sait ?
Quoi qu'il en suit, ceux-là doivent se défroquer. C'est nul re conviction.