‹ La crise du monde moderneChapitre 102 sur 147 · L'OG E · texte numérisé non relu

L'OG E

de croire que nous exagérons, On n'aura qu à chercher à voir par exemple à quoi se réduisent les prétendues convictions religieuses de bien des gens : quelques notions apprises par cœur, d'une façon toute scolaire et machinale, qu'ils ne se sont nullement assimilées, auxquelles ils n’ont même jamais réfléchi le moims du monde, mais qu’ils gardent dans leur mémoire et qu'ils répètent à l’occasion parce qu'elles font partie d'un certain formalisme, d'une attitude conventionnelle qui est tout ce qu'ils peuvent comprendre sous le nom de religion.

Nous avons déjà parlé plus haut de cette « minimisation » de la religion, dont le « verbalisme » en question représente un des derniers degrés; c'est elle qui explique que de SOIdisant « croyants », en fait de matérialisme pratique, ne le cèdent en rien aux tincroyants »; nous reviendrons encore là-dessus, mais, auparavant, il nous faut en finir avec les considérations qui concernent le caractère matérialiste de la science moderne, car c’est là une

question qui demande à être envisagée sous

différents aspects.

Il nous faut rappeler encore, quoique nous l’ayons déjà indiqué, que les sciences modernes n’ont pas un caractère de connaissance désintéressée, et que, même pour ceux qui croient

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