‹ La crise du monde moderneChapitre 103 sur 147 · PRET · texte numérisé non relu

PRET

A rasée '

nr

UNE CIVILISATION, MATEÉRIELLE 181

à leur valeur spéculative, celle-ci n’est guère qu’un masque sous lequel se cachent des préoccupations toutes pratiques, mais qui permet de garder l'illusion d’une fausse intellectualité. Descartes lui-même, en constituant sa physique, songeait surtout à en tirer une mécanique, une médecine et une morale; et, avec la diffusion de l’empirisme anglo-saxon, ce fut bien autre chose encore; du reste, ce qui fait le prestige de la science aux yeux du grand public, ce sont à peu près uniquement les résultats pratiques qu’elle permet de réaliser,

parce que, là encore, il s’agit de choses qui

peuvent se voir et se toucher. Nous disions que le « pragmatisme »-représente l’aboutissement de toute la philosophie moderne et son dernier degré d’abaissement ; mais 1l y a aussi, et depuis plus longtemps, en dehors de la pailosophie, un « pragmatisme » diffus et non systématisé, qui est à l’autre ce que le matérialisme pratique est au matérialisme théorique, et qui se confond avec ce que le vulgaire appelle le « bon sens ». Cet utilitarisme presque 1instinctit est d’ailleurs inséparable de la tendance matérialiste : le « bon sens » consiste à ne pas dépasser lhorizon terrestre, aussi bien qu’à ne pas s'occuper de tout ce qui n’a pas d’intérêt pratique immédiat; c’est pour lui surtout

Ÿ 5 soden dssnbe e ue LTYe . nets - TR ; - Ce EL TILEEN £ OLIS ee LT ce NE TEA GET rs ES A er PS ne TD net ES SV à era ge Mens À ei :# m4 « Et À + A7 pére ge # © sl … - mess + À CARPE PE:

NAN are gen

Page 1