‹ La crise du monde moderneChapitre 118 sur 147 · ST TE RET TAERR · texte numérisé non relu

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cette œuvre vraiment « satanique », au sens Île plus rigoureux du mott.

Chose extraordinaire, ce moment où l'Occident envahit tout est celui que certains choisissent pour dénoncer, comme un péril qui les

remplit d’épouvante, une prétendue pénétration d'idées orientales dans ce même Occident : FA qu'est-ce encore que cette nouvelleaberration? Malgré notre désir de nous en tenir à des considérations d'ordre général, nous ne pouvons nous dispenser de dire ici au moins quelques mots d’une Défense de l'Occident publiée récemment par M. Henri Massis, et qui est une des manifestations les plus caractéristiques de cet état d'esprit. Ce livre est plein de confusions et même de contradictions, et il montre une fois de plus combien la plupart de ceux qui voudraient réagir contre le désordre moderne sont, peu capables de le faire d'une façon vraiment efficace, car ils ne savent même pas très bien ce qu’ils ont à combattre. L'auteur se défend parfois d’avoir voulu s'attaquer au véritable Orient; et, s’il s’en était tenu effectivement à

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| 1. Satan, en hébreu, c’est l’ « adversaire », c’est-à-dire È | celui qui renverse toutes choses et les prend en quelque sorte

à rebours; c’est l'esprit de négation et de subversion, qui s’i-

| dentifie à la tendance descendante ou « infériorisante », « in- Le fernale » au sens étymologique, elle même que suivent les

| êtres dans ce processus de matérialisation suivant lequel

Le s'effectue tout le développement de la civilisation moderne.

| Guénon 14

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une critique des fantaisies « pseudo-orientales ». c'est-à-dire de ces théories purement occidentales que l’on répand sous des étiquettes trompeuses, et qui ne sont qu’un des nombreux produits du déséquilibre actuel, nous ne pourrions que l’approuver pleinement, d'autant plus que nous avons nous-même signalé, bien avant lui, le danger réel de ces sortes de choses, ainsi que leur inanité au point de vue intellectuel. Mais, malheureusement, il éprouve ensuite le besoin d'attribuer à FOrient des conceptions qui ne valent guère mieux que celles-là ; pour le faire, il s’appuie sur des citations empruntées à quelques orientalistes plus ou moins «officiels ». et où les doctrines orientales sont, ainsi qu'il arrive d'ordinaire, déformées jusqu’à la caricature; que dirait-il si quelqu'un usait du même procédé à l’égard du Christianisme et prétendait le juger d’après les travaux des « hypercritiques » universitaires? C’est exactement ce qu'il fait pour les doctrines de l’Inde. et de la Chine, avec cette circonstance aggravante que les Occidentaux dont il invoque le témoignage n’ont pas la moindre connaissance directe de ces doctrines, tandis que ceux de leurs collègues qui s'occupent du Christianisme doivent tout au moïns le connaître dans une certaine mesure, même si leur hostilité coutre

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