‹ La crise du monde moderneChapitre 121 sur 147 · CES · texte numérisé non relu

CES

. ee + Par

dire pour les besoins de sa cause, quoique le caractère politique de son livre puisse autoriser une telle expression; disons, pour être aussi bienveillant que possible, qu'il les imagine parce que son esprit est troublé par la peur que fait naître en lui le pressentiment d’une ruine plus ou moins prochaine de la civilisation occidentale, et regrettons qu’il n’ait pas su voir clairement où se trouvent les véritables causes susceptibles d'amener cette ruine, quoiqu'il fut arrive parfois de faire preuve d’une juste Sévérité à l'égard dé certains aspects du monde moderne. C’est même là ce qui fait le contimuel flottement de sa thèse : d’une part, il ne sait pas exactement quels sont les adversaires qu'il devrait combattre, et, d'autre part, son « raditionalisme» le laisse fort ignorant de tout ce qui est l'essence même de la tradition, qu'il confond visiblement avec une sorte de «conservatisme » politico-religieux de l’ordre le plus extérieur.

Nous disons que l'esprit de M. Massis est troublé par la peur; la meilleure preuve en est peut-être l'attitude extraordinaire, et même tout à fait inconcevable, qu'il prête à ses soidisant « propagandistes orientaux » : ceux-C1 seraient animés d’une haine farouche à l'égard de l'Occident, et c’est pour nuire à celui-ci qu'ils

Page 1