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généralement connus que ceux dont nous avons parlé jusqu'ici, et que leur synchronisme a été plus remarqué, même des historiens dont les vues sont les plus superficielles. On a aussi signalé assez souvent certains traits communs à la décadence antique et à l’époque actuelle; et, sans vouloir pousser trop loin le parallélisme, on doit reconnaître qu'il y a en effet quelques ressemblances assez frappantes. La philosophie purement « profane » avait gagné du terrain : l'apparition du scepticisme d’un côté, le succès du « moralisme » stoïcien et épicurien de l’autre, montrent assez à quel point l’intellectualité s’était abaissée. En même temps, les anciennes doctrines sacrées, que presque personne ne comprenait plus, avaient dégénéré, du fait de cette incompréhension, en « paganisme » au vrai Sens de ce mot, c’esta-dire qu'elles n'étaient plus que des « superstitions », des choses qui, ayant perdu leur signification profonde, se survivent à ellesmêmes par des manifestations tout extérieures. Il: y eut des essais de réaction contre cette déchéance : l’hellénisme lui-même tenta de se revivilier à l’aide d'éléments empruntés aux doctrines orientales avec lesquelles il pouvait se trouver en contact; mais cela n’était plus suffisant, la civilisation gréco-latine devait
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prendre fin, et le redressement devait venir d'ailleurs et s’opérer sous une tout autre forme. Ce fut le Christianisme qui accomplit cette transiormation; et, notons-le en passant, la Comparaison qu'on peut établir sous certains rapports entre ce temps et le nôtre est peut-être un des éléments déterminants du « messianisme » désordonné qui se fait jour actuellement. Après la période troublée des invasions barbares, nécessaire pour achever la destruction de Fancien état de choses, un ordre normal fut restauré pour une durée de quelques siècles : ce fut le moyen âge, si méconnu des modernes qui sont incapables d’en comprendre l’intellectualité, et pour qui cette époque paraît certainement beaucoup plus étrangère et loin- Laine que l'antiquité « classique ».
Le vrai moyen âge, pour nous, s'étend du règne de Charlemagne au début du xivt siècle: à cette dernière date commence une nouvelle décadence qui, à travers des étapes diverses. ira en S’accentuant jusqu’à nous. C’est là qu'est le véritable point de départ de la crise moderne : c'est le commencement de la désagrégation de la « Chrétienté », à laquelle s’identifiait essentiellement Ia civilisation occidentale du moyen âge; c'est, en même temps que la fin du régime féodal, assez étroitement solidaire
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