‹ La crise du monde moderneChapitre 139 sur 147 · PE RE CR · texte numérisé non relu

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que l’on peut appeler indifféremment intellectuel ou spirituel, car, pour nous,ces deux mots ont, au fond, exactement la même signification, ensuite, et en pärtant de là, l'entente s’établirait aussi forcément dans tous les autres domaines, de même que, lorsqu'un principe est posé, il n’y a plus qu’à en déduire, ou plutôt à en « expliciter », toutes les conséquences qui SY trouvent impliquées. Il ne peut y avoir à cela qu’un seul obstacle : c’est le prosélytisme occidental, qui ne peut se résoudre à admettre qu’on doit parfois avoir des « alliés » qui ne soient point des « sujets »; ou, pour parler plus exactement, c'est le défaut de comprèé-

hension dont ce prosélytisme n’est qu'un des

effets: cet obstacle sera-t-il surmonté? S'il ne l'était pas, l'élite, pour se constituer, n'aurait plus à compter que sur l’effort de ceux qui se-

raient qualifiés par leur capacité intellectuelle,

en dehors de tout milieu défini, et aussi, bien entendu, sur l'appui de l'Orient; son travail en serait rendu plus difficile et son action ne pour-

rait s'exercer qu’à plus longue échéance, puis-

qu’elle aurait à en créer elle-même tous les 1nstruments, au lieu de les trouver tout préparés comme dans l’autre cas; mais nous ne pensons nullement que ces difficultés, si grandes qu'elles puissent être, soient de nature à empêcher ce

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