‹ La crise du monde moderneChapitre 28 sur 147 · CP ET · texte numérisé non relu

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Pour notre part, nous nous refusons absolument à donner ce nom à tout ce qui est d'ordre purement humain; 1l n’est pas inopportun de le déclarer expressément lorsqu'on rencontre à tout instant, par exemple, une expression comme celle de « philosophie traditionnelle ». Une philosophie, même s1 elle est vraiment tout ce qu’elle peut être, n'a aucun droit à ce titre, parce qu’elle se tient tout entière dans l’ordre rationnel, même s1 elle ne nie pas ce qui le dépasse, et parce qu’elle n’est qu'une construction édifiée par des individus humains, sans révélation ou inspiration d'aucune sorte, ou, pour résumer tout cela en un seul mot, parce qu'elle est quelque chose d’essentiellement « profarie ». D'ailleurs, en dépit de toutes les illusions où certains semblent se complaire, ce n’est certes pas une science toute « livresque » qui peut suffire à redresser la mentalité d’une race et d’une époque; et ilfaut pour cela autre chose qu'une spéculation philosophique, qui, même dans le cas le plus favorable, est condamnée, par sa naturé même, à demeurer tout extérieure et beaucoup plus. verbale que réelle. Pour restaurer la tradition perdue, pour la revivifier véritablement, 1l faut le contact de l'esprit traditionnel vivant, et, nous l'avons déjà dit, ce n’est qu’en Orient

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