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a? LA CRISE DU MONDE MODERNE
laquelle on l’atteint ne pouvant en aucune facon être séparées!. De même, le changement, dans son acception la plus générale, est imintelligible et contradictoire, c’est-à-dire impossible, sans un principe dont il procède et qui, par là même qu’il est son principe, ne peut lui être soumis, donc est forcément immuable; et c'est pourquoi, dans l'antiquité occidentale, Aristote avait affirmé la nécessité du « moteur immobile » de toutes choses. Ce rôle de « moteur immobile », la connaissance le joue précisément par rapport à l’action; il est évident que celle-ci appartient tout entière au monde du ehansement, du « devenir »; la connaissance seule permet de sortir de ce monde et des limitations qui lui sont inhérentes, et, lorsqu'elle atteint limmuable, ce qui est le cas de la connaissance principielle ou métaphysique qui est la connaissance par excellence, elle possède elle-même limmutabilité, car toute connaissance vraie est essentiellement identification avec son objet. est là justement ce qu'ignorent les Occidentaux modernes, qui, en fait de connaissance, n’envisagent plus qu’une connaissance ralion-
1. Il faut noter en effet, comme conséquence du caractère essentiellement momentané de l’action, que, dans le domaine de celle-ci, les résultats sont toujours séparés de ce qui Îles
produit, tandis que la connaissance, au contraire, porte son fruit en elle-même.
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