‹ La crise du monde moderneChapitre 47 sur 147 · OUT · texte numérisé non relu

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sont celles de tel peuple déterminé, et nous dirons même de telle période de l'existence de ce peuple, puisque nous avons vu plus haut qu'il y a des époques où des « réadaptations » deviennent nécessaires. Ces « réadaptations » ne sont que des changements de forme; qui ne touchent en rien à l'essence même de la tradition; pour la doctrine métaphysique, l’expression seule peut être modifiée, d’une façon qui est assez comparable à la traduction d’une langue dans une autre; quelles que soient les formes dont elle s’enveloppe pour s'exprimer dans la mesure où cela est possible, 1l n'y a absolument qu’une métaphysique, comme ïl n'y a qu'une vérité. Mais, quand on passe aux applications, le cas est naturellement différent : avec les sciences, aussi bien qu'avec les instibutions sociales, nous sommes dans le monde de la forme et de la multiplicité; c’est pourquoi l'on peut dire que d’autres formes constituent véritablement d’autres sciences, même si elles ont, au moins partiellement, le même objet.

Les logiciens ont l'habitude de regarder une science comme entièrement définie par:son

objet, ce qui est inexact par excès de simpli- :

fication; le point de vue sous lequel cet objet est envisagé doit aussi entrer dans la définition de la science. I1 y a une multitude indéfnie

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