‹ La crise du monde moderneChapitre 71 sur 147 · FOR À · texte numérisé non relu

FOR À

ES

V Fr v Re A : Le :r Frame Ne

a ss x RTE PUR “ Al TS a ent D V9 14 “on, | P

PRE OP CPS ON re CE ER OR Ed L'EAU EE ANRT »

RE TU AR UNS ART el ae à F TE Fan. . Lie « +: \ , :

+ ? :{4 ATEN En Se) ‘ ’

nd s 4! AT 12 ”

philosophes, n'aurait pas été possible si ses : concepticns n’avalent pas correspondu à des 1

tendances préexistantes, qui étaient en somme celles de la généralité de ses contemporains;

n qe

| l'esprit moderne s’est retrouvé dans le carté- s ! sianisme et, à travers celui-ci, a pris de lui- 1 même une conscience plus claire que celle qu’il . Ï avait eue jusque là. D'ailleurs, dans n'importe ; 1 quel domaine, un mouvement aussi apparent à |A que la été le cartésianisme sous le rapport i ( philosophique est toujours une résultante plutôt À 4 qu'un véritable point de départ; il n'est pas : Ai quelque chose de spontané, il est le produit à [Li de tout un travail latent et diffus; Si un homme | $ 4 comme Descartes est particulièrement repré- : :£ sentatif de la déviation moderne, si l’on peut M Li dire qu’il l’incarne en quelque sorte à un certain i hi point de vue, il n’en est pourtant pas le seul ; it ni le premier responsable, et 1l faudrait remonter æ. 4. beaucoup plus loin pour trouver les racines : F de cette déviation. De mème, la Renaissance à hi et la Réforme, qu’on regarde le plus souvent ©! if comme les premières grandes manifestations À ‘4 de Flesprit moderne, achevèrent la rupture + il avec la tradition beaucoup plus qu’elles ne la . A provoquèrent; pour nous, le début de cette 4: A

rupture date du xiv® siècle, et c’est là, et non pas un ou deux siècles plus tard, qu'il faut, en

PRET RE RO ANT \ [a io IRAQ A RS LE NONRPAS RQ MER PSE" LS ; PNA ARE NEA é Cr RAT ST ER TRES 4 "

XV Page der ne

ee

réalité, faire commencer les temps modernes.

C’est sur cette rupture avec la tradition que nous devons encore insister, puisque c'est d’elle qu’ést né le monde moderne, dont tous les caractères propres pourraient être résumés en un seul, l’opposition à l'esprit traditionnel; et la négation de la tradition, c’est encore l’individualisme. Ceci, du reste, est en parfait accord avec ce qui précède, puisque, comme nous l'avons expliqué, c’est l'intuition intellectuelle et la doctrine métaphysique pure qui sont au principe de toute civilisation traditionnelle; dès lors qu’on nie le principe, on en nie aussi toutes les conséquences, au moins implicitement, et ainsi tout l’ensemble de ce qui mérite vraiment le nom de tradition se trouve détruit par Ià même. Nous avons vu déjà ce qui s’est produit à cet égard en ce qui concerne les sciences: nous n’y reviendrons donc pa, et nous envisagerons un autre côté de la question, où les manifestations de l'esprit antitraditionnel sont peut-être encore plus immédiatement visibles, parce qu'il s’agit 1c1 de changements qui ont affecté directement la masse occidentale elle-même. En effet, les «sciences traditionnelles » du moyen âge étaient réservées à une élite plus ou moins restreinte, et certaines d'entre elles étaient même l'apanage

Guénon ; 9

on.

asp ee 4 Z à dde gite pe dl APAAT AT DR of E a LU 4] D PET ENTRE PE LOU Fr snif met + ed , 6 à sa + «1 ;: »

PT ere 6 var

RP.) ta ti ss

LT (D dhEes del cui ve

ee

Page 1